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S├ębastien Gauthier
ConcertoNet.com, July 2015

BRAHMS, J.: Serenade No. 2 / Alto Rhapsody / Symphony No. 2 (Lucerne Festival Orchestra, Nelsons) (NTSC) ACC-20325
BRAHMS, J.: Serenade No. 2 / Alto Rhapsody / Symphony No. 2 (Lucerne Festival Orchestra, Nelsons) (Blu-ray, Full-HD) ACC-10325

Ces concerts de mai 2014 étaient complétés, en seconde partie, par la Deuxième Symphonie de Johannes Brahms (1833–1897). Mais c’est sur un second Blu-ray qu’il faut aller pour l’entendre dirigée par Andris Nelsons, dans le cadre d’un concert donné cette fois-ci au Festival de Lucerne, les prises de vue ayant été effectuées au cours de deux prestations données les 15 et 16 août 2014. Comme l’explique Susanne Stähr dans la notice, avec quelques mots ou expressions qui confinent parfois à la condescendance à l’égard du jeune chef letton, ce concert était spécial puisque se déroulant lors du premier Festival de Lucerne de l’«après-Abbado», le grand chef milanais étant en effet décédé quelques mois plus tôt, le 20 janvier. Depuis, les musiciens de l’Orchestre du Festival ont choisi Nelsons pour lui succéder, celui-ci les ayant d’ailleurs déjà dirigés au mois d’avril 2014 pour un concert commémoratif également donné à Lucerne. Et même si le programme donné en ce mois d’août a été conçu par Abbado, c’est bien une page qui se tourne. Il est rare d’entendre en concert une des deux Sérénades et c’est pourtant la Seconde qui ouvrait ce concert: le résultat est tout simplement admirable. L’orchestre en effectif réduit, sous la houlette de l’ancien altiste solo des Berliner Philharmoniker (cette œuvre excluant les violons), démontre une fois encore son excellence grâce à des bois d’une beauté renversante (Jacques Zoon à la flûte, Alessandro Carbonare à la clarinette, Guilhaume Santana au basson pour n’en coter que quelques-uns même si tous mériteraient de l’être) sans oublier le pupitre de cors emmené par le charismatique Alessio Allegrini. Que dire ensuite de la Rhapsodie pour alto (1869), chantée, déclamée devrait-on plutôt dire, par Sara Mingardo, tout en retenue et en ferveur, accompagnée avec soin par les hommes du Chœur de la Radio bavaroise dont l’entrée, à 48’07, est tout bonnement idéale? Dans la Deuxième Symphonie, Nelsons étonne tout d’abord, en raison d’un premier mouvement d’une lenteur inhabituelle, habité certes, mais qui dépasse tout de même les 18 minutes! L’allure est plus agréable par la suite, le deuxième mouvement bénéficiant d’une direction extrêmement expressive de la part d’un Nelsons bizarrement engoncé dans sa tunique (à 78’55) qui souvent semble l’empêcher de donner libre cours à ses épanchements. Même si l’on peut regretter un léger manque d’élan dans l’Allegro con spirito conclusif à 95’50, on ressort de cette symphonie assez soufflé, tant l’orchestre et le chef ont joué sans se réfréner, faisant exploser avec bonheur ces couleurs brahmsiennes si riches que Abbado, à la tête du Philharmonique de Berlin, avait également su sublimer vingt ans plus tôt.

Le pari était important et l’enjeu élevé: nul doute qu’Andris Nelsons l’a brillamment relevé. Deux signes qui ne trompent pas: le public se lève spontanément pour ovationner le chef et…les musiciens arborent non des visages aux yeux rougis par les larmes mais des sourires radieux. Chapeau maestro! © 2015 ConcertoNet.com





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