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Pierre Flinois
Classica, March 2019

MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) [Opera] (Staatsoper unter den Linden, 2015) (NTSC) ACC-20366 
MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) [Opera] (Staatsoper unter den Linden, 2015) (Blu-ray, Full-HD) ACC-10366

Les Noces en villégiature ? Après tout, le Staatsoper campait encore, fin 2015, au Schiller Theater. Voici donc les Almaviva partis prendre le frais à Cadix, à qui Jürgen Flimm donne cependant, côté décor, l’aspect vénitien d’une villa décatie et, côté jeu, un ton à la Pagnol, interprété façon Jean Dujardin. Cela renouvelle un peu l’imagerie et les comportements et alourdit les gags. Adieu délicat xviiie, bonjour comédie de genre 1920 : les singeries de la Comtesse, le Comte en chasseur de fauves sont peut-être cohérents, mais pas avec la subtilité mozartienne. D’autant que le ton reste appuyé dans des récitatifs, contrastant avec la direction de Dudamel, très enlevée, mais ni vraiment nuancée ni même marquante. Sans vrai support d’émotion, l’introspection souffre, l’érotisme si souligné sur scène ne décolle même pas, seule la machine da Ponte tourne à plein, avec d’Arcangelo, somptueux, qui domine, même si son Comte est plus ridicule que grand seigneur. Chérubin, joliment campé par Crebassa, s’en sort mieux que la Suzanne assez peste de Prohaska, la Comtesse caricaturée de Röschmann ou le terne Figaro de Vasar. À écouter plus souvent qu’à regarder. © 2019 Classica




Jean-Philippe Grosperrin
Diapason, March 2019

MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) [Opera] (Staatsoper unter den Linden, 2015) (NTSC) ACC-20366
MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) [Opera] (Staatsoper unter den Linden, 2015) (Blu-ray, Full-HD) ACC-10366

Dudamel héritier de Böhm ? Loin des cravaches en vogue, voici une direction souverainement classique, privilégiant l’équilibre avec l’élégance du détail et la finesse des rythmes, à un tempo retenu ou large, mais vivant, sans inertie. L’orchestre respire, soutenant leplateauet chantant avec lui, avec autant de naturel que de sensualité.

L’érotisme se décline également avec lamaîtrise du jeu dans le spectacle de Jürgen Flimm et Gudrun Hartmann, qui traite Les Noces comme une comédie de la villégiature en costumes années 1920, aux silhouettes renouvelées (superbe Marceline de Katharina Kammerloher !). Beaucoup d’objets mais pas un gadget, épieurs ou témoins ajoutés mais en situation (« Voi che sapete »), la fidélité au livret n’empêchant pas les trouvailles, ni l’intensité dramatique (uneComtesse de grand ton) le souci du comique : sanguin et noir, D’Arcangelo réjouit surtout par sa manière d’assumer les embarras du seigneur libidineux…en butte aussi à lamalignité des vêtements ou des sièges.

Sa substance n’en fait paraître que plus falots Basile, Bartholo et un Figaro à lunettes dont le chant, le verbe cherchent le relief. Dorothea Röschmann n’a plus toute l’aisance de saComtesse chez McVicar (Opus Arte) mais sa science charnelle de la phrase, son émotion restent hors pair. Voix plus gracile, Anna Prohaska possède aussi l’intelligence des couleurs avec une beauté de style, une sensibilité au texte qui font de sa Suzanne une évidence. Et le génie de Marianne Crebassa en Chérubin : adolescent idéal en scène, moins rêveur qu’éruptif, avec une richesse sonore, musicale, qui n’a d’égale que la profondeur fragile de l’expression.Quel trio ! L’ensemble, très bien filmé et présenté, est une source de joies. © 2019 Diapason





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