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S├ębastien Foucart
ConcertoNet.com, February 2017

WAGNER, R.: Parsifal (Staatsoper unter den Linden, 2015) (NTSC) BAC128
WAGNER, R.: Parsifal (Staatsoper unter den Linden, 2015) (Blu-ray, HD) BAC428

Le Parsifal de Dmitri Tcherniakov en laissera sur le bord du chemin. Ce spectacle capté à l’Opéra d’Etat de Berlin en 2015 séduit fort peu par son aspect: l’intérieur d’une austère église proche-orientale, squattée par des reclus sans domicile fixe, dans les premier et troisième actes, le même décor, aux murs rafraîchis par de la peinture blanche, dans le deuxième. Malgré la banalité de certaines idées, cette mise en scène à la fois personnelle et fidèle se révèle riche, pensée et cohérente. Elle repose sur une direction d’acteur précise et d’une intensité exceptionnelle. Il en résulte des images inattendues, comme le long air, au premier acte, de Gurnemanz, qui se prend pour un professeur illustrant son propos avec un rétroprojecteur; saisissantes, comme lorsque les chevaliers boivent le sang de la plaie d’Amfortas; triviales, comme ce Parsifal ressemblant à un étudiant en voyage, sac volumineux sur le dos, ou comme cette Kundry en madame tout-le-monde. La notice ne comporte malheureusement aucune note pour éclairer les intentions du metteur en scène. La distribution n’offre quasiment que des motifs de réjouissance: des chanteurs qui habitent leur personnage et autant de voix au format voulu, saines et endurantes. En Parsifal, Andreas Schager ne possède pas les capacités et l’aura d’un Jonas Kaufmann mais le ténor livre une excellente prestation à tous points de vue. René Pape s’identifie étroitement à Gurnemanz, d’une présence souveraine et d’une envergure magistrale. En cernant au plus près la psychologie de son personnage, Wolfgang Koch compose un Amfortas touchant. Klingsor entouré de jeunes (et très jeunes) filles habillées comme des poupées, Tómas Tómasson se montre très convaincant en pervers vêtu comme un geek. Quant à Anja Kampe, elle reflète avec sensibilité les différentes facettes de Kundry, d’une fragilité inattendue, qu’un Gurnemanz méconnaissable poignarde au troisième acte. Daniel Barenboim installe l’œuvre confortablement dans la durée (252 minutes, y compris les applaudissements) mais l’impression de lenteur reste limitée: le chef restitue pleinement le caractère spirituel et dramatique en phase avec le plateau. L’Orchestre de la Staatskapelle de Berlin mérite d’apparaître sur la scène lors des saluts tant sa prestation s’avère d’une grande beauté et d’une constante rigueur. Pas un premier choix, mais un beau Parsifal. © 2017 ConcertoNet.com





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