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Album Reviews



 
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Philippe Adelfang
Musique pour tous, August 2016

Très bel album du ténor italien Stefano Secco, qui nous est parvenu de l’éditeur Delos. Véritable carte de visite artistique réussie, cet enregistrement nous montre tout le potentiel, la versatilité et la musicalité que ce ténor est capable d’accomplir. Des classiques du répertoire italien, comme E lucevan le stelle ou Una furtiva lagrima, nous sont présentés avec des airs moins connus comme Rachel, quand du Seigneur de l’opéra de Halevy, La Juive, hélas pas trop représenté dans le circuit théâtral contemporain.

La voix de Stefano Secco est puissante, mais d’une agilité et souplesse remarquable. On comprend très bien, ses cours de perfectionnement avec Franco Corelli et Renata Scotto entre autres, où surement il a appris une des chose les plus difficile à saisir, une école ! Et oui, l’art du bel canto avec tout son savoir faire et se secrets a toujours été un art qui se transmettait de façon oral. C’est pour cette raison, que les classes de maître des grandes voix, sont et le seront toujours, absolument prisées.

Stefano Secco est très bien installé dans le circuit dramatique européen, on lui souhaite que sa carrière suive la même direction qu’il a voulu comme titre de cet merveilleux enregistrement: crescendo. © 2016 Musique pour tous



Charlotte Saulneron-Saadou
ResMusica.com, July 2016

Stefano Secco n’a pas l’aura d’un Jonas Kaufmann ou la popularité d’un Roberto Alagna, mais le ténor italien s’est pourtant distingué sur la scène lyrique internationale en interprétant les plus grands rôles. Il confirme sa spécialisation dans le répertoire verdien avec son disque Crescendo.

L’intelligence d’interprétation de Stefano Secco, son expression vocale tout comme sa sobriété font habituellement mouche sur scène. Sa musicalité et sa ligne de chant irréprochable se retrouvent à travers ce disque composé d’airs qu’il connaît par cœur. Pouvant paraître disparate, cette programmation retrace en vérité les temps forts de la carrière du ténor lyrique, des rôles qui lui ont permis d’acquérir une place de choix parmi ses confrères les plus remarquables.

Puccini tout d’abord. Avec l’air Che gelida manina (La Bohème), nous ne retrouvons malheureusement pas la voix solaire d’un Luciano Pavarotti. Celle-ci est simplement agréable. Et pourtant ! Sur scène, dans la peau de Rodolfo, Secco propose une excellente projection et des aigus souples et percutants. Nous l’avions déjà remarqué à Lausanne et plus récemment à l’Opéra Bastille en 2014. Le chanteur semble moins à l’aise dans cet air du répertoire puccinien alors que c’est l’une des partitions les plus lyriques du compositeur. Les sublimes notes tenues dans l’air de Madama Butterfly, Addio, fiorito asil, équilibrent le traitement fait par le ténor de cette musique.

Bizet, Halevy et Gounod ensuite nous obligent à constater que le français reste la bête noire de Secco, malgré des vibratos et des notes tenues de qualité dans Rachel, quand du Seigneur (La Juive) et une belle intensité dramatique pour Salut, demeure chaste et pure (Faust) que nous avions pu apprécier en 2010.

Et puis Donizetti, mais surtout Verdi, dans lequel on retrouve avec La mia letizia in fondere (I Lombardi) son velouté caractéristique dans le médium. Très sonore, celui-ci lui permet de bien asseoir l’émission dans toutes les tessitures et de déployer une belle homogénéité du timbre. Alors que le ténor a démontré son goût pour Don Carlo, il aurait été intéressant que ce disque retrace également son approche atypique du rôle. Un regret pour finir, en raison de l’absence de son Riccardo (Un ballo in maschera de Verdi), Stefano Secco démontrant à plusieurs reprises qu’il est l’un des meilleurs du moment dans ce type d’emploi. © 2016 ResMusica.com





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