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Jean-Baptiste Baronian
Crescendo (France), September 2016

Ces deux messes ont de nombreux points communs. Elles sont chacune divisées en neuf parties et baignent toutes les deux dans un climat serein, où dominent la méditation et la ferveur—une ferveur intime, intériorisée, loin de ces messes de l’époque postromantique, presque toujours chargées d’ornements saint-sulpiciens, à grand renfort d’effets orchestraux. Dans ce registre, l’Écossais James MacMillan est probablement plus enclin que l’Irlandais Michael McGlynn à rechercher la simplicité des lignes mélodiques, conscient peut-être que la messe, dans la liturgie catholique, est d’abord et avant tout la célébration de la foi de ses fidèles, matérialisée par des parties telles que le Credo, le Pater Noster ou l’Agnus Dei. Il est d’ailleurs lui-même un catholique fervent et n’hésite pas à dire dans ses diverses interviews que toute la musique qu’il compose a quelque chose de sacré et qu’elle est l’expression de ses convictions religieuses les plus profondes.

L’excellence de l’enregistrement de ces deux messes contemporaines doit beaucoup à Robert Taylor, qui a fondé à Charleston, en Caroline du Sud, son propre chœur et qui dirige aussi le chœur de l’Orchestre symphonique de cette ville. Avec cette formation, il a notamment ressuscité des œuvres chorales peu connues de Ralph Vaughan Williams, comme An Oxford Elegy ou Epithalamion sur des poèmes d’Edmund Spenser. On se rappellera qu’en 1922, le même Ralph Vaughan Williams a écrit une importante Messe en sol mineur, qui a contribué au renouveau de la musique religieuse britannique au XXe siècle et dans le sillage de laquelle on pourrait placer la Messe celtique de Michael McGlynn et la Messe de James MacMillan. © 2016 Crescendo (France)





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