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Album Reviews



 
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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, December 2016

Triste annonce : Dmitri Hvorostovsky se retire de la scène, on ne verra plus, jusqu’à nouvel ordre, sa haute stature et son visage superbe, mais sa voix demeure, le disque la capture encore aujourd’hui inchangée, si noble de ligne, si pleine d’harmoniques ; ce que baryton russe signifie, en termes de caractère vocal et de puissance suggestive des mots, il l’incarne au même degré d’excellence et de poésie que ses fameux aînés, Batourine, Ivanov, Lisitsian.

Avec ce dernier, il aura partagé un grain sombre, ardent, comme un feu noir dans la voix, qui exalte le pouvoir expressif des mots, et qui éclate encore une fois dans ce nouvel opus consacré à l’opéra russe où le rejoignent cinq chanteurs adoubés par lui (dont le grand soprano d’Asmik Grigorian) qui donnent la réplique à son Prince Andrei de Guerre et Paix, à ses Mazeppa, Robert, Tomsky où l’élégance de la ligne rend justice à l’écrite galbée de Tchaïkovski, ou une incroyable incarnation du Démon de Rubinstein dont toute la vaste sixième scène referme l’album et où paraît L’Ange de Vadim Volkov, contreténor à suivre.

Des airs, des scènes ? D’abord des personnages, dessinés d’un accent, où Hvorostovsky transporte son génie de la scène, composant autant de portraits saisissants où tout son art s’incarne. Puisse le disque prolonger longtemps cette voix venue de l’âge d’or du chant russe. © 2016 ARTAMAG’



Christophe Huss
Le Devoir, November 2016

Ce très beau récital russe a été enregistré par Hvorostovski après sa première salve de traitements contre une tumeur cérébrale. Le médiatique baryton a fait part de sa maladie à l’été 2015. Il est revenu sur scène le 25 septembre 2015, à Carnegie Hall, et a enregistré ce CD en octobre, dans les studios Mosfilm, à Moscou. La voix n’a rien perdu de son ampleur, d’autant que les ingénieurs l’inscrivent dans une réverbération généreuse. Après une scène de Guerre et Paix de Prokofiev et des airs de Tchaïkovski (Mazeppa, Iolanta et La dame de pique, avec une tonitruante Ballade de Tomski), la moitié du programme est occupée par la scène finale du Démon d’Anton Rubinstein, une découverte majeure pour beaucoup. L’excellente soprano Asmik Grigorian trouve dans cette association un vrai piédestal. Souhaitons à Hvorostovski de guérir aussi bien des répliques de la maladie qui le frappe. © 2016 Le Devoir



Erna Metdepenninghen
Crescendo (France), October 2016

Ce disque est un retour du baryton russe Dmitri Hvorostovsky à ses racines et illustre son envie de promouvoir des œuvres qu’il considère encore trop peu représentées sur les scènes internationales. Il a donc choisi des airs et scènes d’opéras qu’il a interprétés ou espère ajouter à son répertoire. « Eugène Onegin » de Tchaikovsky, un opéra où il a brillé et brille toujours n’y figure pas (trop connu ?) mais bien « La Dame de Pique », « Iolanta » et « Mazeppa ». De ce dernier opéra, Hvorostovsky chante l’amour et la tendresse de l’homme âgé pour sa jeune maîtresse Maria avec son baryton souple et chaud qu’il prête aussi plein de passion et de tempérament au Duc Robert qui, dans « Iolanta » vante la beauté de sa bien aimée Mathilde dans un air plein de bravoure. Dans « La Dame de Pique » Dmitri Hvorostovsky délaisse le prince Eletsky (un rôle qu’il a souvent interprété) en faveur du Comte Tomsky, beaucoup moins aristocratique, dans son récit du secret des trois cartes, suivi par la chanson pleine d’allusions érotiques avec laquelle ce militaire amuse ses camarades. Hvorostovsky les chante avec humour et une voix bien conduite. Une tout autre atmosphère est évoquée dans la première scène printanière de « Guerre et Paix » de Prokofiev ou le Prince Andrei tombe sous le charme de la jeune Natasha qui lui redonne une joie de vivre qu’il croyait perdue .La musique coule mélodieusement et les voix fraîches de Asmik Grogorian et Irina Shishkova s’ harmonisent avec les élans lyriques de Hvorostovsky. Dans la longue scène du « Démon » de Rubinstein le soprano clair d’Asmik Grigorian semble un peu maigre et parfois pincée. Elle évoque bien le désarroi de la jeune et innocente Tamara confrontée aux pouvoirs de séduction du Démon. Hvorostovsky y déploie toute la gamme, allant de la menace à la supplication, évoquant souffrance et espoir, orgueil et peine. Son interprétation est convaincante mais le rôle serait encore mieux servi par une voix plus sombre et plus mordante. Bonne prestations des autres solistes, chœurs et orchestre sous la direction de Constantin Orbelian au service des chanteurs. © 2016 Crescendo (France)



Serge
Le BabillART, October 2016

Originaire de Krasnoïarsk, en Russie, le baryton Dmitri Aleksandrovitch, né le 16 octobre 1962, à la chevelure argentée reconnaissable entre toutes, lutte depuis plusieurs mois contre une tumeur au cerveau. Mais en septembre 2015, il a fait une réapparition remarquée sur la scène du Met, où son courage lui a valu une pluie de roses blanches. Par la suite, il a dû annuler tous les autres concerts. Aujourd’hui, il nous proposeson album Dmitri Hvorostovsky sings of War, Peace, Love and Sorrow, mené par le chef Constantine Orbelian de l’Orchestre symphonique State Academic de Russie et Helikon Opera Chorus. Les œuvres sont : Prokofiev : War and Peace (scene 1), Tchaikovsky : Mazeppa, Iolanta, Queen of Spades, Rubinstein : The Demon (scene 6). Les invités sont Irina Shishkova, mezzo-soprano, Mikhail Guzhov, basse, Asmik Grigorian, soprano, Igor Morozov, ténor et Vadim Volkov, conte ténor. © 2016 Le BabillART




Pierre Degott
ResMusica.com, August 2016

Dans un album enregistré suite à son retour triomphal au Met à la rentrée 2015, Dmitri Hvorostovsky propose à son public une galerie de portraits de héros d’opéras russes. Guerre, paix, amour et chagrins sont au rendez-vous.

Le public du Met lui avait réservé un accueil triomphal, l’automne dernier, suite à son grand retour dans Il Trovatore aux côtés de sa compatriote Anna Netrebko. Quelques semaines plus tard, Dmitri Hvorostovsky enregistrait ce récital de scènes d’opéras russes, confirmant que dans ce répertoire peu pratiqué des grands chanteurs de la planète, le baryton russe reste absolument sans égal. Le programme, d’abord, semble conçu comme un appel aux producteurs de maisons d’opéras. En effet, si Hvorostovsky s’est déjà illustré dans le rôle du Prince André de Guerre et Paix—aucun enregistrement intégral de cette interprétation ne semble, hélas, être apparu sur le marché—on attend toujours ses prises de rôle dans Mazeppa de Tchaïkovski, ou encore dans le personnage de Tomsky de La Dame de pique ; à ce jour, Hvorostovsky s’est uniquement illustré dans le rôle, plus avantageux vocalement mais moins riche théâtralement, du Prince Eletski. Sans doute serait-il judicieux également d’espérer une nouvelle intégrale du Démon d’Anton Rubinstein—récente prise de rôle pour Hvorostovsky, mais en version semi-scénique uniquement—même si à en juger par le duo final l’opéra n’est pas sans quelques longueurs. Si certains airs figurant sur ce disque ont déjà été enregistrés par le grand baryton russe—Mazeppa, Iolanta—c’est évidemment avec plaisir qu’on retrouve intact ce timbre de miel, ce legato légendaire et ce contrôle du souffle avoisinant la perfection, alliés à une expressivité et un pouvoir d’émotion encore accrus. Au côté du beau baryton on découvrira la fine fleur du chant russe actuel, notamment la soprano Hamik Grigorian, fille du ténor Gegam Grigorian récemment disparu. Toujours aux petits soins pour son comparse, le chef d’orchestre Constantine Orbelian assure à ces scènes finement choisies le tapis sonore qui leur convient. Superbes prestations de l’Academic State Symphony Orchestra of Russia « Evgeny Svetlanov » ainsi que du Helikon Opera Chorus. La Russie, décidément, a de plus en plus sa carte à jouer dans le paysage lyrique international. © 2016 Resmusica.com





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