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Gilles Ribardière
L’éducation musicale, October 2016

Nicolas Horvath, né en 1977 à Monaco, est un habitué de répertoires qui s’écartent des sentiers battus. Il se lance aussi dans des défis étonnants, comme ce marathon Philip Glass offert le 1er octobre de cette année 2016 au public de la Philharmonie : une nuit complète consacrée à l’intégrale des œuvres pour piano du compositeur de Einstein on the Beach ! L’enregistrement intitulé « On Love » est lui-même partie d’un vaste projet intitulé Glassworld dont c’est le quatrième numéro. Il est composé de quatre œuvres. La première, The Hours, est la partition du film éponyme qui évoque Virginia Woolf, mais arrangée ici pour piano solo par Michael Riesman et Nico Muhly. Les trois autres compositions, très courtes, sont Modern Love Waltz, Notes on a Scandalet Music in Fifths. Il ne faut pas se laisser influencer par l’idée que l’on peut se faire d’une musique dite répétitive qui serait ainsi réputée ennuyeuse. Les œuvres de Philip Glass sont tour à tour puissantes et délicates, évocatrices d’atmosphères très diverses qu’il a le don de révéler ; il captive à tout instant l’auditeur, aidé en cela par la sonorité d’un superbe piano admirablement enregistré. Philip Glass a donc composé la musique de The Hours. Mais ce qui frappe c’est que même ignorant sa fonction d’illustration d’une histoire, nous sommes entraînés par l’enchaînement de ses 14 parties. C’est une partition de musique pure qui s’adresse à notre sensibilité, d’où un ressenti qui peut varier d’une personne à l’autre. Si Nicolas Horvath qualifie la pièce « Something she has to do » de sinistre, d’autres pourront la trouver mystérieuse. Il applique ce même terme « sinistre » à propos de « The Kiss », alors que rien n’interdit d’y voir une évocation du destin. On peut aussi admirer le talent de Philip Glass en constatant que la réduction au piano de passages de l’opéra Satyagraha pour la pièce « I am going to make a cake » n’édulcore en rien la force, la violence de son propos. Soulignons la délicatesse de l’interprétation de la pièce « Tearing Herself Away », suivie dans sa seconde partie d’une course à l’abîme impressionnante. Les 47 minutes de The Hours nous entraînent dans des mondes d’une variété infinie que le compositeur unifie par un discours d’une grande cohérence stylistique magnifié par les doigts subtils de Nicolas Horvath.

La brève composition Modern Love Waltz est étourdissante jusqu’à la dernière mesure qui plonge l’auditeur dans un vide angoissant. Quant à la musique de Notes on a Scandal, on peut oublier qu’elle a été composée pour accompagner les moments souvent tragiques du film ayant le même titre et trouver qu’en fait, elle traduit une atmosphère mélancolique sans être pour autant liée à un programme. Le disque se termine par une œuvre peut-être plus radicale que les précédentes : Music in Fifths. Elle date de 1969 et annonce cet opéra qui constitue une étape importante dans l’histoire de la musique au XXème siècle : Einstein on the Beach, qui surgira dans le paysage musical huit ans plus tard. Un enregistrement qui confirme l’importance de Philip Glass et le talent original de Nicolas Horvath. © 2016 L’éducation-musicale



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, August 2016

Né le 31 janvier 1937 à Baltimore, dans le Maryland, Philip Glass est un musicien et compositeur américain de musique contemporaine qui est considéré comme l’un des plus influents de la fin du XXe siècle. Il est, avec ses contemporains Terry Riley et Steve Reich, l’un des plus imminents de la musique minimaliste. Il préfère utiliser pour ses œuvres l’expression « musique avec structures répétitives », indiquant que l’aspect répétitif n’est plus prépondérant. Il se décrit lui-même comme un compositeur classique, rompu à l’harmonie et au contrepoint, ayant jadis étudié J. S. Bach, Ludwig van Beethoven et Franz Schubert. Le pianiste hors normes Nicolas Horvarth, 37 ans, est né à Monaco, a commencé à jouer du piano dès l’âge de 5 ans et à 15 ans il enseignait comme assistant de son professeur. Il a gagné 11 prix prestigieux à ce jour.Connu d’abord comme interprète de Lisztnous livre sur ce disque le projet de son intégrale de Philip Glass Glasswords—4 On Love : The Hours, Modern Love Waltz, Notes on a Scandal Music in Fifths. © 2016 Le BabillART




Stéphane Renard
L’Echo, July 2016

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