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Album Reviews



 
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Séverine Garnier
Classique Mais Pas Has Been, October 2018

SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 1 (New Salabert Edition) (Horvath) GP761
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 2 (New Salabert Edition) (Horvath) GP762
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 3 (New Salabert Edition) (Horvath) GP763

On écoute les trois disques de Nicolas Horvarth sous le label « Grand Piano », le label chic de Naxos (on a droit à un livret par exemple !). Un surprise dès les premières notes : la sonorité du piano. Nicolas Horwarth a choisi un « piano d’époque » pour rendre cette couleur plus fragile, plus tendre, moins métallique que les Steinway et Yamaha modernes. « Après mon intégrale de la musique de Philip Glass, j’ai voulu pousser le bouchon encore plus loin ! Des intégrales Satie, il y en a plein (de Aldo Ciccolini, Jean-Yves Thibaudet, Jean-Pierre Armangaud, ). J’ai décidé de jouer la musique de Satie sur un piano d’époque. Celui de l’enregistrement est un Erard ayant appartenu à Cosima Wagner, il a l’âge des œuvres. J’ai aussi voulu le faire dans l’ordre chronologique. Je voulais que les auditeurs puisse « écouter » à travers les oreilles de satie. Ce choix n’enlève rien au mystère que la musique de Satie dégage : ce mystère n’a pas vieillit. A écouter « Le fils des étoiles », œuvre de la période mystique de Satie (un temps adepte de la spiritualité rose-croix). © 2018 Classique Mais Pas Has Been



Dionys
Inactuelles, musiques singulières, September 2018

SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 1 (New Salabert Edition) (Horvath) GP761
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 2 (New Salabert Edition) (Horvath) GP762
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 3 (New Salabert Edition) (Horvath) GP763

Je ne saurais trop recommander à tous les amateurs de la musique de Satie et à ceux qui aimeraient la découvrir les trois disques enregistrés par Nicolas Horvath sur le même label Grand piano. Outre des interprétations étonnantes, ces disques ne proposent rien moins qu’une redécouverte du compositeur à partir d’une nouvelle édition Salabert réalisée par Robert Orledge, professeur de musicologie spécialiste de Satie, à l’issue de longues conversations avec le pianiste. Les livrets qui accompagnent ces disques sont des modèles du genre, complets et passionnants. On trouve notamment sur le premier, sous le titre « MOI, ERIK SATIE », une « (auto)biographie fictive avec quelques ajouts et découvertes » par ce même musicologue. © 2018 Inactuelles, musiques singulières



Thierry Vagne
Musique classique & Co, June 2018

SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 1 (New Salabert Edition) (Horvath) GP761
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 2 (New Salabert Edition) (Horvath) GP762
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 3 (New Salabert Edition) (Horvath) GP763

Nicolas Horvath m’avait parlé de ce projet en 2016 (cf. interview). Il s’agit de l’intégrale “Urtext” de l’œuvre pour piano d’Erik Satie qui doit comporter 9 CD. Les trois premiers sont donc parus ; ils proposent les pièces par ordre chronologique avec de nombreuses premières mondiales, en collaboration avec les deux spécialistes de Satie : Ornella Volta et Robert Orledge. Ces trois premiers volumes sont enregistrés sur le piano Erard de 1881 qui appartenu à Cosima Liszt.

Le volume 1 comprend les “tubes” : Gnossiennes, Gymnopédies. Donc, de nombreuses premières mondiales, y compris pour les versions révisées par Robert Orledge parues aux éditions Salabert. Pour le vol. 1 Airs à faire fuir n° 2 (0’26) et pour le vol. 3 Prélude du Nazaréen (10’23), uspud – ballet chrétien en trois actes (23’52) ; Danses gothiques (10’34), Pièces froides : Danses de travers (6’25).

Je craignais un peu la sonorité du piano, mais elle s’avère excellente, juste un échappement un peu capricieux, il est de plus très bien enregistré. Tout m’a paru supérieurement interprété. Parmi les découvertes, la sonorité mystique envoûtante du Prélude du Nazaréen, ainsi que d’upsud. Je ne suis pas un grand ‘satiste’ mais cette intégrale en cours aide !

Petit bémol à la grande qualité éditoriale de l’ensemble : les livrets sont en anglais mais ils sont mis progressivement sur le net en français par Nicolas Hovarth © 2018 Musique classique & Co



LEXNEWS, October 2017

GLASS, P.: Glassworlds, Vol. 5 - Mad Rush / Metamorphosis II / 600 Lines (Enlightenment) (Horvath) GP745
RÄÄTS, J.: Piano Sonatas (Complete), Vol. 1 - Nos. 1-4, 9-10 (Horvath) GP765
SATIE, E.: Piano Works (Complete), Vol. 1 (New Salabert Edition) (Horvath) GP761

Nicolas Horvath est un pianiste talentueux de renommée internationale et que ne rebutent ni le travail, ni l’audace et le courage, pour preuve ces trois parutions discographiques qui témoignent non seulement de ce courage éditorial, mais également de l’excellence des interprétations proposées.

Le premier CD est consacré à Éric Satie, et si le mélomane pense avancer en terrain connu avec ce premier volume des œuvres complètes pour piano d’Érik Satie, il devra s’attendre à quelques heureuses et agréables surprises. Pour cet enregistrement, Nicolas Horvath a en effet travaillé avec Robert Orledge, grand spécialiste de la musique de la fin du XIX et début XXe s. C’est un véritable travail titanesque de fond qui a été entrepris sur les manuscrits d’Érik Satie et qui a conduit à une nouvelle édition révisée de ses œuvres pour piano publiée à Milan par Salabert. Curieusement, il s’avère que depuis un siècle un certain nombre d’erreurs – certaines dues à Satie lui-même comme dans la deuxième Sarabande – entachaient les œuvres du musicien et avaient été reprises sans correction depuis. Le musicologue a ainsi plongé au cœur de l’œuvre du compositeur révolutionnant la musique du début du XXe afin de retrouver cette pureté de l’inspiration que Nicolas Horvath illustre avec cet enregistrement réalisé sur le piano Érard de Cosima Wagner (modèle 55613, année 1881) ! Toute l’esthétique du compositeur se trouve magnifiée avec des harmonies nouvelles pour l’époque, qui s’éloigne de la virtuosité pour préférer un nouveau dialogue, plus intime, annonciateur des révolutions artistiques à venir. Nombreuses seront les découvertes dans ce disque telle cette pièce sans titre datant de 1891 et faisant référence au fameux courant Rose + Croix dont le musicien fit partie, il fut même quelque temps le « maître de chapelle » de l’Ordre de la Rose-Croix aux côtés de Joséphin Péladan.

Plus de proche de nous, le deuxième enregistrement est consacré au compositeur Philip Glass ; Philip Glass égrène les notes de ses compositions comme autant de rappel à nos sens engourdis. Cloches, battements, chapelets sonores défilent dans des mélodies épurées que Nicolas Horvath parvient à saisir avec une acuité étonnante dans ce cinquième et dernier volume qu’il a consacré au compositeur. Mad Rush envoute, hypnotise pour ouvrir à de nouveaux paysages, tour à tour suggérés, rapprochés ou simplement entraperçus. 600 lines étonne et ravit par son ascétisme hypnotique, Philip Glass ayant pour cette œuvre travaillée avec Ravi Shankar. Véritable haïku sonore, l’épure fait paradoxalement naître une profusion d’images et de sensations quasi corporelles, mantra acoustique des temps modernes… Dernier clin d’œil de cet enregistrement Philip Glass, la transcription pour piano du compositeur du fameux « The sound of Silence » de Paul Simon…

Découverte enfin avec le troisième enregistrement constituant le premier volume de l’œuvre complète des sonates pour piano de Jaan Rääts, compositeur estonien, élève de Nikolaï Rimski-Korsakov, aux réminiscences de Prokofiev… Nicolas Horvath a travaillé avec cet artiste à l’inspiration puissante qui irradie ses œuvres. Accords plaqués et arpèges vertigineux confèrent à cette musique une dissonance postmoderne. Tout est convoqué dans la musique de Jaan Rääts, l’oreille pourra discerner en filigrane de discrètes évocations folkloriques, le compositeur poussera même la curiosité jusqu’à étudier le style de Philip Glass.

Le talent de Nicolas Horvath se joue des difficultés dans cette musique qu’il affectionne manifestement, les ponts entre Satie et Glass avec Rääts transparaissant ici de manière saisissante, et on se laisse volontiers emporter… © 2017 LEXNEWS



A. M.
nice-matin, October 2017

Tout le monde connaît Erik Satie, un trublion qui a révolutionné la musique à la fin du XIXè siècle. Le pianiste monégasque, Nicolas Horvath, nous offre son étude complète des œuvres de piano de Satie dont les trois célèbres Gymnopédies et quelques inédites. Nicolas Horvath les joue sur son propre instrument, un Erard 1881 de Cosima Wagner.

Ah oui, au fait, c’est sublime ! © 2017 nice-matin




Romaric Gergorin
Classica, September 2017

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Qobuz, August 2017

Loin d’être une évidence limpide, la classification, l’édition et l’évaluation de la musique de Satie pose mille et un problèmes. De son vivant, nombre d’œuvres furent certes publiées—avec ou sans quelques fautes, les éditions françaises de l’époque étant assez coutumières d’un certain laisser-aller –, mais à sa disparition en 1924 son frère Conrad Satie avait fait appel à Darius Milhaud pour rassembler les très nombreux manuscrits inédits du « bon Maître » ; certaines œuvres, que Milhaud jugeait les plus intéressantes, furent publiées, tandis que les manuscrits restants étaient confiés à la Bibliothèque du Conservatoire avant de finalement migrer au Département de musique de la Bibliothèque nationale. Or, à partir de 1964, un certain Robert Caby—compositeur, entre autres nombreuses et éclectiques occupations ; âgé de dix-neuf ans et muni d’un certain entregent, il avait croisé Satie en 1924—mena sur ces manuscrits un immense travail de restauration, disons, qui se termina par un grand nombre de publications d’inédits. Hélas, ainsi que l’écrit Milhaud dans une lettre du 4 décembre 1969 à son ami le musicologue Paul Collaer : « Il [Caby] a tripoté à la Bibl. nationale dans les manuscrits que j’ai donnés et que j’ai considérés comme inutiles à publier. Il a donné des titres à des fragments. Il a affublé toutes ces publications de préfaces absurdes. Ici, la bonne volonté, l’amour de Satie rejoint une ambition démesurée de se faire passer pour le fils spirituel du pauvre bon Maître qui aurait une crise de fureur s’il voyait ce déballage. J’ai dit au téléphone à Caby mon opinion. Il m’a écrit une lettre de dément, de Satiste mégalomaniaque. » Ouf !

Qu’en est-il réellement ? Une douzaine d’années plus tard, Collaer, piqué par la curiosité, interrogea Caby sur les éditions qu’il avait réalisées. Caby reconnut alors qu’il avait parfois donné un titre à une partition qui n’en avait pas, qu’il avait parfois regroupé des pièces diverses d’esprit commun, qu’il avait révélé des œuvres que Satie ne destinait pas à la publication, mais il assurait n’avoir « jamais rien changé, ni ajouté une note » à la musique. Caby fournissait aussi quelques informations précises : les titres tels que Deux rêveries nocturnes, Musiques intimes et secrètes, Rêverie du pauvre, Pages mystiques, Petite ouverture à danser, sont de Caby… Il avait également « fait tout un Quatuor à cordes en juxtaposant certaines musiques intimes et secrètes et Rêverie du pauvre, sans rien changer ni ajouter une note ».

Dans ces conditions—bien sûr les exemples abondent, de sorte que l’on ne sait plus trop à quel saint se vouer—il était grand temps que se fît un ménage dans cette écurie d’Augias. Et, au passage, que soient corrigées les partitions éditées du vivant du bon Maître mais quand même lardées de fautes dans les notes, les indications, la dynamique, les articulations etc. C’est ce que, au cours d’une dizaine, le musicologue britannique Robert Orledge a entrepris, se reposant sur les manuscrits déposés à la BN mais aussi sur une forte proportion d’autres conservés un peu partout sur la planète, aux États-Unis, dans des collections privées, bref, le travail de fourmi obstinée et persévérante qui a donné naissance à cette Nouvelle édition Satie 2016.

Le pianiste Nicolas Horvath, un grand spécialiste des défis les plus fous, a décidé d’enregistrer une sorte d’intégrale de la musique pour piano de Satie. « Une sorte », car, ainsi qu’il le dit lui-même, on peut toujours discuter sur l’opportunité de présenter tel ou tel fragment, tel ou tel inachevé, tel ou tel exercice d’écriture qui n’avait pas vocation à être vraiment joué. Cela dit, son intégrale—qui est prévue pour tenir en neuf albums—fait largement le ménage. Tous les morceaux assemblés par Robert Caby ont été impitoyablement supprimés ; les titres qu’il a fabriqués de toute pièce ont été retirés—au grand dam du label qui penserait sans doute mieux vendre ou même ranger une pièce intitulée Première Pensée Rose+Croix plutôt qu’affublée du neutre Pièce sans titre. Les fautes ont été corrigées—il s’en trouve parfois beaucoup, comme dans les Sarabandes semées d’erreurs de notes et d’harmonie, parfois aucune comme dans les trois Gymnopédies et les trois Gnossiennes que le bon Maître avait fait imprimer à compte d’auteur avec un regard d’aigle sur l’exactitude. L’un portant l’autre, Nicolas Horvath a préféré ne pas appeler son intégrale « Première discographique mondiale de l’Edition 2016 », un brin trop ronflant en effet compte tenu de la ténuité de certaines différences entre l’ancienne édition et la nouvelle. Cela dit, nombre de pièces sont effectivement présentées en première discographique sous cette nouvelle forme, mais ce n’est « que » la première de ladite forme corrigée, pas de l’œuvre en elle-même.

L’intégrale de Horvath suit grosso modo la chronologie, de sorte que le premier volume comporte—outre la véritable première discographique des deux Quatuors de 1887 qui sont de véritables pièces pour piano, pianistiques, pas même jouables au quatuor à cordes—déjà les Quatre ogives, les trois Gymnopédies, les trois Sarabandes, les Gnossiennes, autrement dit des œuvres fondamentales, fondatrices, dans la production du compositeur qui, dès 1888, avait ouvert tout un monde lointain et impensable à l’époque, qui fit qu’on le relégua rapidement dans le cabinet des curiosités, voire des zinzins. Peut-être l’était-il, mais avec ô combien de génie et de vision d’avenir ! Les minimalistes de la fin du XXe siècle ne s’y sont pas trompé et le considèrent comme l’un des pères fondateurs de toute une modernité musicale. John Cage, en 1963, avait déjà offert Vexations à un public sidéré que ce petit « Frenchy » eût tant d’audace. Vexations que Horvath donnera dans une version « courte », durée discographique (et nerveuse, côté auditeur) oblige : quatre redites au lieu des 840 prescrites par l’auteur facétieux. Cinq reprises seulement aussi pour Chanson hongroise de 1889, quatre mesures à répéter ad lib. jetées au dos du manuscrit de la Cinquième Gnossienne ; et cinq reprises pour le Tango perpétuel. On précise également que Horvath fait usage de pianos de l’époque d’écriture des ouvrages ; le premier volume est joué sur un Érard de 1881 ayant appartenu à rien moins que Cosima Wagner. © 2017 Qobuz



Bertrand D.
LesVeillesMusicales, July 2017

1885 : deux nouvelles compositions : Valse-Ballet et Fantaisie-Valse. Cette dernière, première excentricité dans une carrière qui ne cessera plus de surprendre, sera publiée deux ans plus tard sous l’étonnant numéro d’opus 62. Ces trois (très) courtes pièces ouvrent le premier volume de l’intégrale des pièces pour piano d’Erik Satie par Nicolas Horvath. Le pianiste, dont on a déjà dit beaucoup de bien dans ces colonnes, poursuit sur le label Grand Piano un travail de grand intérêt, qui concerne également Philippe Glass (le cinquième volume de son intégrale des pièces pour piano est sorti l’année dernière) ou Jan Rääts (premier volume de l’intégrale des sonates cette année).

Les enregistrements des pièces de Satie pullulent, pour le meilleur et parfois pour le pire : certes, son écriture pour piano n’est pas celle de Franz Liszt, mais on se figure un peu vite que, de ce fait, tout est simple. Or, chez le solitaire d’Arcueil, les difficultés, non pas techniques, mais interprétatives, abondent. On peut louer, dans cet enregistrement, une attention particulière portée aux tempi : certaines pièce peuvent surprendre, à première écoute, par leur lenteur, mais se révèlent tout à fait convaincantes sur la durée. En outre, Nicolas Horvath trouve ici, à maintes reprises, cet équilibre difficile entre « appropriation » et « mise à distance » qui raconte quelque chose de Satie lui-même. Et on ne louera jamais assez l’incroyable capacité de résistance de pièces comme les Gymnopédies ou les Gnossiennes : vous pouvez les utiliser pour vendre des voitures, du bain moussant ou de la bière et, miraculeusement, quand vous les réécoutez, aucune trace de contamination n’est perceptible. Souvent considéré par les historiens de la musique comme un compositeur mineur, peu digne de confiance car pêchant par trop d’humour (le comique n’étant pas, il faut bien l’avouer, le fort de nos compositeurs contemporains), Erik Satie aura néanmoins influencé certains compositeurs, et non des moindres : pour vous en convaincre, réécoutez la troisième Sarabande de « notre bon maître » et, à la suite, In a Landscape, de John Cage. À ceux d’entre vous qui s’étonneraient du sérieux imperturbable de cette chronique, souvenez-vous de la Journée Du Musicien, tirée des admirables Mémoires d’Un Amnésique (disponible dans la « Petite Bibliothèque Ombres ») où Satie nous confie : « D’aspect très sérieux, si je ris, c’est sans le faire exprès. Je m’en excuse toujours et avec affabilité«. © 2017 LesVeillesMusicales



Jean-Marc Warszawski
Musicologie.org, June 2017

S’y ajoute le premier cédé, sur trois prévus, d’une intégrale des œuvres pour piano d’Érik Satie, selon une nouvelle édition Salabert dirigée par Robert Orledge, qui a remis sur le métier les manuscrits du maître qui ne voulait pas l’être. Nicolas Horvath a choisi, une très bonne idée, un piano Érard de 1881, pas n’importe lequel : celui de Cosima Wagner, ce qui risque d’agacer quelque peu notre EsoteriK Erik national et montmartrois. Le livret est très soigné, il est signé par Robert Orledge avec la participation pour les illustrations, de la passionaria satiste Ornela Volta. © 2017 Musicologie.org




Christophe Rodriguez
Le Journal de Montréal, June 2017

L’univers du pianiste Erik Satie apporte beaucoup de réconfort en ces journées pluvieuses. Même si son œuvre est abondamment utilisée par la gent pianistique, une nouvelle approche est toujours instructive. Dans le cas présent, le pianiste Nicolas Horvath revisite de façon extrêmement poétique les incontournables Gymnopédies, puis il aborde avec beaucoup d’intériorité Les ogives. Travaillant entre l’ombre et la lumière, il débusque les coloris, sort des sentiers battus comme dans la Sonnerie de Sainte-Croix et nous offre en première mondiale Gnossienne ou Fils des étoiles. © 2017 Le Journal de Montréal



Emilie Munera
En pistes !, May 2017

Une intégrale Satie lancée par un musicien dont on vous parler régulièrement dans cette émission, le français Nicolas Horvath, il est en pleine intégrale Philip Glass et on vous diffuse régulièrement les nouveaux volumes. Nouveau projet donc avec le premier Opus des œuvres pour piano d’Erik Satie, vaste entreprise, vaste sujet puisque rien que de définir ce qu’est une intégrale de l’œuvre pour piano d’Erik Satie pose problème et est un vrai travail en soi. Il y a les œuvres publiée du vivant de Satie, il y a celles publiées après sa mort puisque après sa disparition Darius Milhaud a fait le tri dans les manuscrits. Il a fait publié certain d’entre eux et a confié les pages moins intéressantes à l’époque à la bibliothèque du Conservatoire. Et vient ensuite un certain Robert Caby qui en 64 se sentant héritier mystique de Satie, se lance dans un travail de restauration et publie à nouveau des inédits. Mais ce petit filou a regroupé des partitions en cycle et a donné des noms à des pièces qui n’en avaient pas, d’ailleurs il paraît que Darius Milhaud était furieux. Il assura qu’il avait changé aucune note aux pièces dont il s’est occupé, mais il reconnaîtra que certaines, effectivement n’auraient pas dû être publiées.

Donc, il y avait un grand travail à faire au niveau du corpus d’autant plus que certaines fautes étaient glissées dans les précédentes éditions. Et c’est un musicologue britannique, Robert Orledge, qui s’est lancé dans l’aventure pour proposer une toute nouvelle édition de l’œuvre de Satie en 2016. C’est sur ce travail que Nicolas Horvath publie sa propre intégrale avec des œuvres que l’on connaît déjà pour la plus part et que l’on va redécouvrir dans leur version corrigées.

On a un très beau livret, très grand qui est écrit par le musicologue mais malheureusement tout en anglais.

C’est donc l’occasion d’entendre ses œuvres avec des tempis assez étonnant parfois, je pense à la première Gnossienne qui est jouée assez lentement et qui pour m’a part m’a assez déstabilisée  et sur un piano étonnant qui est un piano Erard de 1881, qui a un coté plus cabaret. © 2017 En pistes !





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