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Simon Corley
ConcertoNet.com, September 2014

Bon nombre des concerts dirigés par Charles Munch (1891–1968) du temps de son mandat de directeur musical du Symphonique de Boston (1949–1962) ont été filmés: si ces enregistrements vidéo ont débuté dès 1955, les cinq DVD (soit 6 heures et 20 minutes de musique) publiés par ICA Classics au cours des trois dernières années avec des notices très documentées de Richard Dyer (en anglais, français et allemand) et désormais regroupés en un coffret cartonné couvrent la période 1958–1962. Tous ont été captés au Théâtre Sanders de Harvard, de façon plus moins heureuse et aboutie: même si les bandes ont été soigneusement restaurées, certains mouvements de caméra n’en demeurent pas moins hasardeux et la qualité de l’image est variable. «Le beau Charles», qui s’était produit avec l’orchestre dès 1932, est resté dans l’histoire pour ses interprétations de la musique française, de Berlioz à Dutilleux: s’il l’a bien évidemment pratiquée à Boston, ce dont d’autres parutions témoignent chez le même éditeur, sa pratique et sa familiarité avec le répertoire germanique étaient immenses—il avait été le Konzertmeister de Furtwängler et Walter à Leipzig au tournant des années 1920 et 1930. De Haendel à Bruckner, le champ couvert est large et présente en outre l’intérêt de pouvoir découvrir Munch dans des œuvres qu’il donnait plus ou moins souvent en concert mais qu’il n’a pas eu l’occasion—à Boston ou ailleurs—de graver au disque. Egal à lui-même, délivrant une battue énergique et généreuse avec une baguette d’une longueur impressionnante, toujours à la tête d’effectifs énormes (avec bois et cuivres renforcés, voire doublés) et quasi exclusivement masculins, Munch est à son meilleur dans Beethoven (en particulier une Cinquième Symphonie à la démesure berliozienne), Mendelssohn (une Symphonie «Ecossaise» torrentielle, presque violente) ou Schumann (une Ouverture de Genoveva irrésistible de passion). Il ne déçoit véritablement que dans un Bruckner hors sujet et, à un moindre degré, dans des Mozart sympathiques mais qui ont mal vieilli—même les trois extraits de Water Music de Haendel «arrangés» par H. Harty, à écouter comme les Bach revus dans l’entre-deux-guerres par Elgar, Respighi, Stokowski et Schönberg, ne manquent pas d’allure. © 2014 ConcertoNet.com





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