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Marc Darmon
ARTAMAG’, February 2016

ROSSINI, G.: Barbiere di Siviglia (Il) (Paris National Opera, 2002) (NTSC) DVWW-OPBARB
MOZART, W.A.: Nozze di Figaro (Le) (Royal Opera House, 2006) (NTSC) OA0990D

A 21 ans, Mélodie Zhao a déjà gravé son intégrale des Sonates de Beethoven ! Ceux qui l’ont parcourue savent qu’elle est douée plus que de raison et que derrière la virtuose paraît rapidement une vraie musicienne. Là voilà qui se confronte pour son premier disque avec orchestre aux deux premiers Concertos de Tchaïkovski.

Le Premier file droit, presque trop, les traits s’y boulent un peu au début mais à mesure son piano respire, la beauté naturelle de sa sonorité rayonne. J’admire le style, l’élégance et le feu, l’intelligence des transitions, le sens des progressions dramatiques. Il faut dire que la direction pleine de caractère de Michail Jurowski sert son propos, et plus encore dans le Deuxième Concerto, qui à vrai dire est l’un des chefs-d’œuvre les plus méprisés de la littérature concertante romantique.

Ce concerto-ballade qui s’ouvre par un portique solennel déploie un discours complexe où la virtuosité le dispute sans cesse à l’émotion, les grands pétrisseurs d’ivoire en avaient fait leur cheval de bataille bien plus que du Premier, et se régalaient de ses changements d’atmosphères soudains : le grand trémolo des cordes qui introduit le second sujet, avec son petit concertato de bois vous a ici une allure « Weber » qui ni Cherkassky ni Ponti ne soulignaient à ce point. L’œuvre culmine dans un Andante de pur lyrisme, ou le violon de Bogdan Zvoristeanu et le violoncelle de François Guye se joignent au piano versicolore de la jeune virtuose.

Incontestablement, elle a fait sien cet opus difficile et splendide, et là encore le génie singulier de Michail Jurowski participe pleinement à la plénitude de la conception comme de la réalisation. Prise de son magnifique—décidément comme L’Orchestre de la Suisse Romande sonne bien dans son Victoria Hall—c’est comme si on était encore à l’époque d’Ansermet avec le team de Decca—pour un disque vainqueur. © 2016 ARTAMAG’





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