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Simon Corley
ConcertoNet.com, May 2015

MOZART, W.A.: Zauberflöte (Die) (DNO, 2014) (NTSC) OA1122D
MOZART, W.A.: Zauberflöte (Die) (DNO, 2014) (Blu-ray, HD) OABD7133D

Opus Arte donne à voir une production de La Flûte enchantée créée à l’Opéra national néerlandais en décembre 2012 (et présentée à Aix-en-Provence en 2014). Simon McBurney n’avait d’autre expérience de mise en scène d’opéra que la création de Cœur de chien de Raskatov deux ans plus tôt. On retrouve ici aussi bien la diversité des techniques—vidéo, marionnettes, illusions d’optique—que les qualités de ce spectacle—inventivité, précision de la direction d’acteurs. Son credo, qu’il rappelle dans le traditionnel documentaire en forme de making of offert en bonus, est simple: le livret est un «désordre impossible à rationaliser» (et «Bergman l’ennuie à mourir»). Autant, dès lors, faire feu de tout bois, que ce soit au travers des costumes de Nicky Gillibrand (Tamino en survêtement, Papageno en baba cool excentrique, la Reine de la nuit en femme âgée se déplaçant en fauteuil roulant, Dames en treillis, Enfants zombies…), des bruitages ajoutés ou des retouches apportées aux dialogues (assez souvent en tuilage ou en superposition avec la musque), voire, très légèrement, à la partition, notamment dans l’ordre des numéros. A l’image de Sarastro prenant le micro pour s’adresser au public, le théâtre prime, avec les moyens du bord, le décor de Michael Levine tirant efficacement parti d’un simple plateau au pied duquel est disposé l’orchestre (dont le flûtiste et le joueur de glockenspiel sont associés à plusieurs reprises à l’action). Allégorie, fantaisie, science-fiction, tout cela ne revendique pas de sens autre que la volonté d’émerveiller et de surprendre, même si, au fur et à mesure de l’initiation des personnages, le propos tend vers l’épure (encore qu’on ait l’impression d’avoir déjà souvent vu faire de l’entourage de Sarastro des hommes de main et de ses prêtres les membres du conseil d’administration de quelque multinationale). Plus efficace que stylé, le chant est néanmoins mis en valeur par le Tamino de Maximilian Schmitt et la Pamina de Christina Landshamer. A la tête de l’Orchestre de chambre néerlandais, Marc Albrecht impose une direction sèche, nerveuse et contrastée, entre précipitation et ralentissements. © 2015 ConcertoNet.com





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