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Olivier Brunel
ConcertoNet.com, January 2017

GALA DES ÉTOILES (La Scala Ballet, 2015) (NTSC) OA1220D
GALA DES ÉTOILES (La Scala Ballet, 2015) (Blu-ray, HD) OABD7207D

Ce gala exceptionnel a été à l’affiche du Théâtre de la Scala de Milan à l’occasion de l’Expo 2015. C’est une occasion rare de juger de la qualité des danseurs d’une compagnie relativement peu médiatisée, même si dans le cas de cet événement unique et luxueux, les danseurs russes ont largement volé la vedette aux Italiens.

Un gala de danse, en deux mots, cela peut aller du meilleur au pire! Le temps d’une soirée, parfois un peu plus, sont réunis sur une scène vide avec un accompagnement de musique enregistrée à l’agencement parfois hasardeux, des danseurs de très haut niveau, étoiles ou principals de compagnies européennes et américaines, venus entre deux avions danser quelques solos ou pas de deux du répertoire. L’intérêt véritable est d’y découvrir la perle rare car les organisateurs parsèment parfois ces soirées de prestations de plus jeunes danseurs repérés ici ou là et l’on est parfois gratifié d’avoir subi dans une grande routine artistique le Pas de deux du Corsaire, suivi de celui de La Belle puis du Casse-Noisette quand soudain se révèle, par exemple, un talent cubain inconnu appelé à faire beaucoup d’usage.

Pour des raisons de prestige, cette soirée milanaise du 30 octobre 2015 se situe au niveau supérieur du schéma que l’on vient de décrire. Un quasi-sans faute, agencé avec goût, et soutenu par le somptueux orchestre maison dirigé avec raffinement par David Coleman, chef spécialisé dans la musique de ballet. Et ceci grâce à quelques noms de la top list des étoiles des compagnies occidentales: Roberto Bolle pour l’Italie, Svetlana Zakharova et Ivan Vassiliev pour la Russie, la révélation d’un chorégraphe italien, Massimiliano Volpini, à l’inventivité décapante, plus quelques découvertes comme il sied.

Au sommet donc, la grande ballerine classique originaire d’Ukraine, Svetlana Zakharova, du Théâtre Bolchoï, dans une Mort du cygne de Fokine/Saint-Saëns superlative, où le moindre de ses mouvements est à couper le souffle sans parler de la dignité de son jeu expressif, où elle se montre digne successeur d’Anna Pavlova, qui avait créé cette pièce en 1905. On la retrouve dans le Pas de deux du Corsaire de Petipa, exercice obligé de tout gala, avec un partenaire stupéfiant d’agilité et de facilité technique, le jeune Russe Leonid Sarafanov. Autre grand moment de danse russe, le Pas de deux de Spartacus de Grigorovitch/Khatchatourian, par deux géants de la scène du Mariinsky, Ivan Vassiliev et Maria Vinogradova. On retrouve le même Vassiliev fort bien apparié avec l’Italienne Nicoletta Manni dans le Pas de deux de Don Quichotte de Petipa/Minkus, autre exercice obligé des galas, avec une élégance et des sauts d’une hauteur phénoménale.

Au rang des découvertes, une chorégraphie de Ben Stevenson, Three Preludes, sur la musique de Rachmaninov avec le merveilleux couple hispano-albanais que forment à la scène comme à la ville Lucia Lacara et Marlon Dino, étoiles du Ballet de l’Opéra d’Etat de Bavière. Et une chorégraphie rare de Roland Petit, La Rose malade sur l’Adagietto de la Cinquième Symphonie de Mahler, dansé avec une grande intensité poétique par Maria Eichwald et Mick Zeni. Si Roberto Bolle, étoile maison et formidable danseur quoique souvent un peu inexpressif, se fourvoie avec Polina Semionova dans le Pas de deux de Carmen (Petit/Bizet) dont ni l’un ni l’autre n’ont le peps et la chaleur, il est vraiment la sensation du gala dans la formidable chorégraphie vidéographe Prototype de Massimiliano Volpini, concept dans lequel sur une musique électronique enregistrée de Piero Salvatori avec des effets visuels tout à fait inédits il danse quasi nu, seul ou en duo avec lui même ou avec son image démultipliée. Une pièce vraiment stupéfiante et assez décoiffante dans le contexte d’un gala qui s’achevait de façon bien traditionnelle par le retour de tous les danseurs faisant chacun leur petite pirouette leitmotiv, ici sur l’increvable Danse des heures de Ponchielli. © 2017 ConcertoNet.com





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