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Javier Mitchell
Culturalmente Incorrecto, August 2012

Franz Liszt (1811–1886) nous a laissé treize poèmes symphoniques composés entre 1849 et 1882. Bien qu’il ne soit pas le premier compositeur à utiliser un texte ou une idée “extra musicale”, il est sans aucun doute le père créateur de ce genre dans la musique classique. Il faut dire aussi, que le poème symphonique est une forme musicale qui semblerait s’adapter le mieux à la manière dont Liszt pensait la musique. D’un point de vue un peu plus technique, Liszt a fait avancer la musique classique dans ses éléments de base: l’harmonie, la forme et surtout la construction et le développement des idées.

1) Tasso, Lamento e Trionfo est en fait le deuxième poème symphonique composé en commémoration du centième anniversaire de la naissance de Goethe, et servit, en 1849, comme ouverture au drame en cinq actes Torquato Tasso. Par la suite, la partition eut des révisions faites par Joachim Raff jusqu’à sa forme définitive en de 1854.

2) Le Triomphe Funèbre du Tasse, épilogue symphonique au poème symphonique Tasso Trois Odes funèbres n°3. Sorte d’épilogue ou Liszt reprend les deux thèmes principaux du poème symphonique, mais en les variant à sa manière, afin de créer de véritables paraphrases. Certains auteurs voient une plus grande densité et profondeur dans cette pièce que dans le poème original.

3) Héroïde funèbre, c’est le poème symphonique numéro huit, composé sous les impacts révolutionnaires de 1848-49. Créé à partir d’une “Symphonie révolutionnaire” de 1830, où survivra seulement le premier mouvement , remanié et réécrit sous la forme qu’on le connait maintenant.

4) Die Ideale (Les idéaux), poème symphonique n°12, qui met fin à la série. Il puise son programme dans le poème philosophique de Friedrich Schiller, dont il copira des extraits dans la partition, afin de marquer l’influence de la poésie dans sa musique.

Un petit paragraphe pour le travail de Martin Haselböck et sa Wiener Akademie. À première écoute on voudrait retrouver un son un peu plus garni suivant le style de la Chicago à l’époque de Solti, mais c’est dans de successives écoutes que j’ai commencé à apprécier le vrais travail d’orfèvre de cette version, oú les cordes et les bois, sonnent bien plus comme de la musique de chambre. Ce qui ne serait pas trop éloigné de la réalité trouvée par Litz à Weimar. En effet, il créait les partitions pour de grands effectifs, mais ce n’est pas ce qu’il avait à porté de main.

De très belles versions. Si vous ne connaissez pas ces pièces, voici une musique à découvrir, mais si vous les connaissez déjà, elles serviront à vous faire écouter d’autres façons d’envisager un travail de reconstruction sonore du XIX siècle. © 2012 Cultutalmente Incorrecto





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