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Olivier Brunel
ConcertoNet.com, April 2014

ADAM, A.: Corsaire (Le) [Ballet] (Theatre du Capitole de Toulouse, 2013) (NTSC) OA1129D
ADAM, A.: Corsaire (Le) [Ballet] (Theatre du Capitole de Toulouse, 2013) (Blu-ray, HD) OABD7140D

Il est bien rare de pouvoir assister hors des pays de l’ex-URSS à une représentation complète du Corsaire, tant ce ballet romantique créé en 1856 à l’Opéra de Paris, alors Théâtre Imperial, a délaissé le répertoire des compagnies occidentales, réduit a son «Pas de deux» immortalisé à jamais par Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, exercice obligé de tous les concours et galas de danse classique. C’est dire si la volonté de Kader Belarbi en 2013, nouvellement nommé à la tête du Ballet du Capitole de Toulouse, de redonner vie à cette légende a été bien accueillie et la parution de son enregistrement fortement attendue. Le souhait principal du danseur étoile a été de simplifier, clarifier, une action passablement embrouillée, demandant pour cela au chef d’orchestre britannique David Coleman, très spécialisé dans le ballet, d’en réaliser une nouvelle partition.

Voici donc Le Corsaire dépoussiéré, débarrassé de son académisme (Byron est plus dans l’air que sur scène) et rendu à son atmosphère dans un Orient très joliment stylisé par Sylvie Olivé, qui joue de voiles et structures légères et amovibles, et aux costumes d’Olivier Bériot, plus vaporeux qu’opulents et accompagnant merveilleusement la danse, au contraire de ceux des Ballets russes, référence obligée. Les éclairages très poétiques de Marion Hewlett ajoutent à cet Orient sensuel un je-ne-sais-quoi de strehlérien, comme une réminiscence de sonEnlèvement au sérail. Tous les grands mythes littéraires de l’Orient, de Sinbad aux Mille et une Nuits, de La Bayadère, qu’il a beaucoup dansée à l’Opéra de Paris, àSchéhérazade, passent dans la chorégraphie simple, claire, voluptueuse et épurée, toute en lignes sinueuses de Belarbi.

Les deux danseurs principaux du Ballet du Capitole, Maria Gutierrez et Davit Galstyan, se tirent avec honneur des difficultés de la chorégraphie originale dont le bien attendu «Pas de deux». Mais ils ont en plus une grâce, une légèreté et une jeunesse qui siéent très bien aux rôles. Très intéressant, le personnage de la concubine du Sultan ajouté par Belarbi et qui, avec son impayable chapeau pointu, tire les ficelles de l’action (Juliette Thelin, très engagée). Beaucoup d’élégance aussi chez le sultan de Takafumi Watanabe, autre pilier de cette troupe qui excelle dans tous les tableaux d’ensemble, scènes de corsaires, harem, batailles au sabre, odalisques et autres marché aux esclaves. La partition de David Coleman donne tout son sens et une véritable structure à l’argument, qui en ressort beaucoup plus crédible. L’Orchestre national du Capitole dans la fosse est un véritable luxe sous sa direction. Une version qui fera bientôt référence et demeurera certainement un pilier du répertoire cette excellente compagnie. © 2014 ConcertoNet.com





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