Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Olivier Brunel
ConcertoNet.com, August 2016

SCARLETT, L.: Viscera / ACOSTA, C.: Carmen (Royal Ballet, 2015) (NTSC) OA1212D
SCARLETT, L.: Viscera / ACOSTA, C.: Carmen (Royal Ballet, 2015) (Blu-ray, HD) OABD7202D

Ce film est le reflet d’une soirée du Royal Ballet de 2015 qui a été retransmise dans les cinémas du monde entier. Pas n’importe laquelle car il s’agissait des adieux du Cubain Carlos Acosta à la compagnie dans laquelle il a dansé comme principal pendant dix sept ans. Enfant chéri du public londonien, Acosta, enfant des bidonvilles de La Havane, a été le premier (et le seul) danseur principal noir engagé par le Royal Ballet y a fait une carrière splendide, doué d’une technique exceptionnellement brillante, d’un charisme véritable et d’une grande sobriété stylistique dans les rôles du répertoire classique. Pour ces adieux il a voulu laisser une empreinte durable en réalisant sa chorégraphie de Carmen.

Disons-le d’emblée, sa chorégraphie d’une durée de soixante minutes fondée sur Mérimée et se tenant à l’essentiel de la nouvelle, sur une adaptation musicale très libre et sirupeuse de Martin Yates, est une déception. Acosta a t-il voulu trop en faire, ajoutant une scène de taverne plus américaine qu’andalouse avec ses percussions cubaines, de nombreux clichés en guise d’idées, mêlant des chanteurs aux danseurs, faisant même chanter, pour le pire, certains danseurs, cherchant de l’originalité dans le décoratif (Tim Hatley), bref compliquant inutilement le récit dont le script était pourtant idéal dans sa réduction? La déception vient aussi du couple vedette. Acosta s’est distribué dans José. La danse ne pose aucun problème, mais il est trop piètre comédien pour y être crédible. De même, sa partenaire Marianela Nunez n’a pas le visage de Carmen, son expression est trop placide. Seul l’Escamillo de Federico Bonelli tire son épingle du jeu avec un rôle superbement chorégraphié et un grand sens narcissique du personnage.

La soirée particulièrement copieuse comporte deux numéros «classiques» que sont L’Après-midi d’un faune dans l’amusante chorégraphie de Jerome Robbins (1953) et le grand pas de deux balanchinien Tchaïkovski Pas de deux (1960) réglé sur des chutes musicales du Lac des cygnes. A la suite de changements de dernière minute, ce qui aurait dû être une bonne idée au départ se trouve être la prestation de deux couples dépareillés. Pour Robbins, Sarah Lamb et Vadim Muntagirov aussi glaciaux l’un que l’autre, et pour Balanchine, l’immense Steven McRae, archétype du danseur maniéré à moumoute, impeccable techniquement, et la minuscule et gracieuse Iana Salenko. On se dit que cela a dû rendre la soirée particulièrement longue d’autant qu’elle avait commencé par ce qui fera en fin de compte le prix de cette captation, la reprise de la très pure et brillante chorégraphie du Britannique Liam Scarlett, Viscera (créée à Miami en 2012), sur l’excellent Premier Concerto pour piano de Lowell Liebermann, joué par Robert Clark. Une distribution idéale, au sein de laquelle brillent Marianela Nunez, Ryochi Hirano et Yuhui Choe, défend cette pièce qui devrait faire de l’usage au répertoire du Royal Ballet. C’est le chef français Emmanuel Plasson qui dirigeait l’Orchestre de l’Opéra royal pour les trois premiers volets de cette soirée, Martin Yates dirigeant sa discutable adaptation de la partition de Bizet qui mêle des extraits de Carmen à d’autres de L’Arlésienne. © 2016 ConcertoNet.com





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group