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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, December 2015

Voici une année, Herbert Schuch publiait son premier album pour Naïve : programme Bach Liszt Messiaen Ravel Murail. Cela, pour une carte de visite, ce n’est pas banal.

La critique française le découvre quasi alors, eh bien voilà, elle aura l’occasion d’en apprendre plus sur l’un des tous grands pianistes d’aujourd’hui puisque son éditeur d’hier, Oehms Classics, sans rancune, réunit en une boîte les huit CDs qu’il enregistra entre 2004 et 2012, où son art de timbrer fait de lui un magicien qui n’est pas loin d’égaler en cela Radu Lupu.

Schuch est un peu roumain et pas seulement d’ascendance, d’esprit aussi, sensuel, aventureux comme le montrent des Schumann plein de surprises—sommet les Nachtstücke—ou d’étranges Miroirs de Ravel.

Toujours le goût du rare—la Sérénade de Zemlinsky avec l’archet profond de Mirijam Contzen ou le Concerto d’Ullmann—et l’art de la surprise qui le pousse à confronter Lachemann et Schubert sur tout un album qui est le sommet du coffret—terminer le disque par les rumeurs d’explosions de Guero est un trait de génie.

Tout à fait hors du monde, le Gaspard de la nuit de Ravel, cendres et moires, est insensé : il fait ricaner Scarbo comme personne depuis Samson. La raréfaction effrayante de la Sonate de Janáček ne l’est pas moins.

Mais le fil rouge de tout le coffret c’est Schubert—une Wanderer sans trompette qui chante un lied inextinguible, une petite la majeur comme suspendue, une guirlande de danses et de valses modelées en rêve, mais surtout les deux Sonates D. 894 et D. 537, où le temps échappe littéralement. Du piano métaphysique, tout simplement. © 2015 ARTAMAG’





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