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Album Reviews



 
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Bernard Postiau
Crescendo (France), September 2015

Markus Stenz et l’orchestre du Gürzenich de Cologne sont des spécialistes hors normes de la musique moderne et contemporaine allemande, de par leur longue fréquentation de cet univers. Dans ce programme où l’austérité du concerto pour violon de 1934–1936 est compensée par le post-romantisme de Pelléas et Mélisande, long poème symphonique d’un jeune homme de 28 ans, la phalange rhénane nous montre une fois encore son professionalisme et son niveau rare d’exigence musicale. Nulle raideur dans cet opus 5 souvent laissé pour compte par les thuriféraires du dodécaphonisme, mais une opulence sans lourdeur, une palette riche, un dramatisme qui jamais ne verse dans l’excès et un agencement parfait des contrastes et des climats. Dans le concerto, Kolja Blacher ose et réussit le lyrisme et l’émotion; un exploit en soi! L’orchestre, quant à lui, se montre puissant, épique et se dédouane de la rigueur de la partition par un engagement hors du commun. Un disque très intéressant, peut-être même un passage obligé pour une première découverte de ce créateur protéiforme. © 2015 Crescendo (France)



Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, August 2015

Un tropisme schönbergien poursuit Markus Stenz : après des Gurre-Lieder hantés, voici qu’il immerge son Orchestre du Gürzenich de Cologne dans la nuit étouffante du Pelleas und Melisande où le compositeur du Pierrot Lunaire épuise la syntaxe post-romantique jusqu’à la faire imploser.

Et c’est bien le projet du chef, qui ne montre ici jamais le décor luxuriant mais toujours sombre dont les atmosphères délétères furent exaltées par Sir John Barbirolli et Karl Böhm. Stenz en dégage aussi la structure, met des angles à son orchestre, affute les crescendos ; celui du meurtre, irrépressible, cingle comme jamais depuis Karajan. En trente-huit minutes, l’affaire est réglée, et Schönberg se déleste du passé plus qu’il ne s’y complaît.

Le couplage avec le Concerto pour violon postérieur de trente ans, apparaît dès lors d’une logique évidente : c’est la même langue, avec un assortiment de couleurs bien plus crues, que les musiciens du Gürzenich assument crânement. Du coup, l’œuvre perd son aridité, devient aussi belle à l’oreille qu’un Kupka peut l’être à l’œil, et Kolja Blacher réussit l’impossible : chanter. Il est bien le premier à le faire ici aussi librement. © 2015 ARTAMAG’





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