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S├ębastien Gauthier
ConcertoNet.com, January 2015

Poursuivant une très belle intégrale à la tête de l’Orchestre philharmonique de Hambourg (on avait déjà eu l’occasion de saluer une très estimable Première Symphonie), Simone Young (née en 1961) aborde ici les débuts symphoniques de Bruckner. En effet, si l’on exclut les Trois Pièces pour orchestre (1862) et l’Ouverture en sol mineur (1862–1863), la présente symphonie en fa mineur (parfois surnommée la 00) est bel et bien la première symphonie complète, avec ses quatre mouvements, composée par Bruckner, celle (en mineur) connue sous le sobriquet de «Die Nullte» datant pour sa part de l’année 1869. Grâce à un orchestre de haute volée (la légèreté et la finesse des cordes), Simone Young fait parfaitement ressortir les parentés que pouvait tisser et analyser Paul-Gilbert Langevin entre cette symphonie et l’œuvre de compositeurs comme Schumann et Dvorák (Bruckner, L’Age d’homme, 1977, page 109). Le premier mouvement, tout en énergie parfois un peu démonstrative, fait ensuite place à un très bel Andante molto sostenuto où l’on perçoit, sinon les symphonies à venir, du moins l’attrait qu’avait déjà le jeune compositeur pour les grands tutti orchestraux et les vastes ensembles de cordes; mais il est vrai que les interventions du hautbois ou de la clarinette—tous deux excellents par ailleurs—nous plongent assez naturellement dans le climat romantique germanique que l’on pouvait connaître chez certains compositeurs des années 1830–1840, le caractère innovant du style «brucknérien» n’apparaissant guère ici. En revanche, comme il le fera ultérieurement de façon régulière, Bruckner opte pour un bref Scherzo (à peine cinq minutes) en guise de troisième mouvement, rehaussé de cuivres et timbales, où les bois interviennent de façon millimétrée: Simone Young en fait presque une danse, ce qui est ici des plus convaincants en raison de la luminosité du mouvement, tout particulièrement du trio aux véritables accents brahmsiens. Le dernier mouvement est peut-être le plus authentiquement brucknérien dans ses sonorités même si une certaine clarté le fait de nouveau regarder vers Schumann, les cors de la fin du mouvement faisant sérieusement penser à la fin de la Symphonie «Rhénane». Une très belle gravure en tout état de cause, signée Simone Young, dont l’intégrale en cours mérite pour l’instant la plus grande considération. © 2015 ConcertoNet.com





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