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Album Reviews



 
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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, November 2015

BRUCKNER, A.: Symphony No. 5 (Hamburg Philharmonic, Young) OC689
BRUCKNER, A.: Symphony No. 6 (ed. L. Nowak) (Hamburg Philharmonic, Simone Young) OC687
BRUCKNER, A.: Symphony No. 7 (Hamburg Philharmonic, Young) OC688
BRUCKNER, A.: Symphony No. 9 (original 1894 version, ed. L. Nowak) (Hamburg Philharmonic, S. Young) OC693

Simone Young est parvenue au terme de son aventure Bruckner. La parution de son intégrale des symphonies, enregistrée en concert, a laissé la critique française assez froide. En la réécoutant rétrospectivement à la faveur des ultimes quatre volumes, j’ai bien dû me résoudre à cette réalité : avec Herbert Blomstedt et Stanisław Skrowaczewski, Simone Young est la grande brucknérienne d’aujourd’hui.

La différence d’âge entre ces deux apôtres et la jeune femme ne s’entend pas dans le naturel et le caractère d’évidence qu’elle met à son Bruckner, plus proche d’ailleurs des équilibres et de l’émotion de celui du suédois que de la furia implacable qu’y déploie le polonais. Ce n’est pas le moindre de ses paradoxes.

Depuis la drastique relecture des Symphonies par Günter Wand à Cologne, l’orchestre de Bruckner s’est hérissé d’accents et a retrouvé un métronome rigoureux. Pas chez Simone Young dont le geste s’appuie sur la respiration, non plus un tempo, mais un tactus, où les phrasés modèlent l’espace, où l’harmonie paraît dans les altérations des couleurs, où la fluidité du geste rappelle derrière l’orchestre la magie de l’orgue.

Au sommet de cette ultime livraison, une Septième dont l’Adagio est un rêve éveillé et une Neuvième sans effet, d’une sérénité absolue, sans une once de terreur, qui progresse dans d’invraisemblables paysages arcadiens avec une variété de perspectives, des sfumatos, une poésie de chaque instant. La Sixième évite tout furioso, rapide sans précipitation, modelée dans ses moindres polyphonies, et la Cinquième fait des Philharmoniker Hamburg rien moins qu’un orgue : fusion des timbres, phrasés immenses dont s’élève une cathédrale de lumière. Jadis, Eugen Jochum ne faisait pas autrement pour faire naître le secret de cet art : l’émotion. © 2015 ARTAMAG’




Jean-Claude Hulot
Diapason, March 2015

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Sébastien Gauthier
ConcertoNet.com, February 2015

BRUCKNER, A.: Symphony No. 1 (Salzburg Mozarteum Orchestra, Bolton) OC436
BRUCKNER, A.: Symphony No. 6 (ed. L. Nowak) (Hamburg Philharmonic, Simone Young) OC687

Alors que les années 1990 avaient semblé marquer, tant au disque que dans les salles de concert, un engouement à nul autre pareil pour Gustav Mahler, les années 2000 offriraient-elles la même opportunité pour les Symphonies d’Anton Bruckner (1824–1896)? On peut se le demander tant elles font l’objet de rééditions ou d’enregistrements comme ces [deux] disques nous en apportent une nouvelle fois la preuve.

La Première Symphonie (1865–1866) que Bruckner avait lui-même qualifiée de «keckes Beserl» («petite effrontée») bénéficie d’ores et déjà d’une abondante discographie que vient enrichir aujourd’hui Ivor Bolton, poursuivant ainsi une intégrale en cours chez Oehms Classics. Cette version bénéficie de plusieurs atouts: une belle respiration, un orchestre de très bonne qualité (on remarquera notamment les très belles couleurs du premier mouvement à partir de 11’) et un discours qui avance dans chaque mouvement. Pour autant, Bolton manque en plus d’une occasion de naturel. Outre certaines lourdeurs (dans le premier mouvement là encore à partir de 3’20), on sent que le chef anglais prépare trop ses effets, ralentissant par exemple de manière excessive à 12’04 avant de conduire l’orchestre dans la conclusion de l’Allegro initial; il en va d’ailleurs de même dans le quatrième mouvement. Même si quelques détails peuvent sembler rédhibitoires dans l’Adagio (des cordes pas toujours très justes, quelques problèmes d’articulation), ce deuxième mouvement est assez beau, préparant ainsi à la totale réussite cette fois-ci du Scherzo.

Après justement une assez bonne Première et surtout une excellente Symphonie «00», voici un nouveau volume signé Simone Young à la tête de son Orchestre philharmonique de Hambourg. On n’hésitera guère en qualifiant cette Sixième, décidément bien servie après la récente parution de l’excellent enregistrement dirigé par Jaap van Zweden, de totale réussite. Dès le premier mouvement, l’attaque des basses et la pulsation imposée par la cheffe australienne sont idéales et baignent le Majestoso dans un climat d’une souveraine beauté où le grandiose ne néglige pas pour autant la délicatesse de la partition, notamment chez les bois, aux traits d’une finesse absolue (le hautbois à partir de 13’!). Dans le deuxième mouvement aux timbres presque mahlériens, la petite harmonie joue de nouveau sur du velours, Young conférant à l’ensemble des couleurs où la noirceur le dispute avec art au désespoir. Le Scherzo est lui aussi très bien mené mais c’est sans doute le Finale, qui impressionne le plus grâce à un sens admirable de la progression, servi au surplus par un magnifique orchestre. A n’en pas douter, une version superbe de la Sixième, qui confirme la fibre brucknérienne de Simone Young! © 2015 ConcertoNet.com





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