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Gilles d’Heyres
ConcertoNet.com, November 2014

Ce nouveau Lohengrin venu des rives du Main témoigne de l’engouement des Francfortois pour les opéras de Richard Wagner. La distribution frappe par son homogénéité. Certes, Michael König est un Lohengrin court en plumes, surtout en regard des grands titulaires du rôle—passés (Lauritz Melchior, Sándor Kónya, Jess Thomas, René Kollo, Gösta Winbergh...) ou présents (à commencer par Jonas Kaufmann et Klaus Florian Vogt). Mais malgré un timbre un peu touffu, le ténor allemand ne démérite pas et maîtrise sa partie sans (trop) tirer sur les aigus—ce qui est en soi une prouesse. Dans la lignée de ses interprétations «tout terrain», Camilla Nylund réussit également son Elsa, notamment dans le lyrisme de l’intimité du dernier acte—le duo avec Michael König fonctionnant bien.

Michaela Schuster aborde Ortrud sans hystérie, avec une objectivité dépourvue de venin—un peu pâlotte parfois (surtout à la fin du deuxième acte). Cependant, la voix en impose et le souci de chanter chaque note du rôle—y compris au troisième acte—n’est pas si fréquent. On regrette, en revanche, que l’intonation du Telramund de Robert Hayward soit aussi douteuse, et parfois franchement fausse—avec un cheveu sur la langue et quelques poils sur le timbre (qui grésille laidement). Sans l’épaisseur nécessaire pour marquer de son empreinte le début du deuxième acte, où il s’essouffle assez vite (mais ne s’effondre pas). Falk Struckmann est un Heinrich à la stature bien légère, presque lyrique. Il apporte toutefois une certaine lumière au rôle, qui change des formats XXL. Dommage que le timbre manque de consistance. Quant à Daniel Schmutzhard, il livre un héraut convaincant sinon prometteur.

Dans la fosse, on salue la clarté et la franchise de la direction, ainsi que le brillant des cuivres et, plus encore, la souplesse des cordes de l’Orchestre de l’Opéra de Francfort. Souplesse des chœurs aussi, qui portent la quatrième scène du deuxième acte vers des sommets de douceur poétique (la fin de l’acte restant plus ordinaire). Bertrand de Billy flirte parfois avec le sentimentalisme (dans le dernier acte notamment), mais il parvient à toucher par la chaleur de sa battue. Un Lohengrin de fort bonne tenue—à l’image de la prise de son (restituant le live sans ses bruits parasites)—qui ne bouleverse en rien la discographie de cet opéra de Wagner. © 2014 ConcertoNet.com





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