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Album Reviews



 
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Simon Corley
ConcertoNet.com, April 2014

Soixante-dix ans avant Lindberg, venu en 1981 travailler avec Globokar et Grisey, Leevi Madetoja (1887–1947), après l’enseignement de Sibelius et avant d’aller recueillir à Vienne celui de Fuchs, était lui aussi passé par Paris, afin d’étudier avec d’Indy. Eclipsé par la figure de son maître et compatriote, il laisse trois Symphonies que les chefs de son pays—Panula, Saraste, Segerstam—se sont déjà attachés à défendre au disque (Finlandia). Après un premier album notamment consacré à la Deuxième, contemporaine de la guerre et de l’indépendance finlandaise et dont le début—magique—servait d’intermède, voici une vingtaine d’années, sur France Musique, l’Orchestre philharmonique d’Helsinki et John Storgårds (né en 1963), chef principal depuis 2008, achèvent chez Ondine leur intégrale de ce triptyque. La concision de la Première (1916), en trois mouvements, n’exclut nullement le charme mélodique et la puissance poétique, comme en écho aux deux premières symphonies de Sibelius et avec une discrète coloration nationale. L’idiome reste traditionnel dans la Troisième (1926), qui n’explore pas les voies plus abruptes ouvertes au même moment par l’ultime Septième de Sibelius, mais ce classicisme serein n’est pas uniment lisse—à l’exemple de ces timbales qui concluent à découvert le troisième mouvement. Bien que tout à fait contemporaine, la Suite—la seule menée à bien par le compositeur, qui en avait envisagé deux autres—enchaînant quatre courts extraits du ballet pantomime Okon Fuoko (1927) montre un visage assez différent de Madetoja, au-delà de l’exotisme même du sujet (un marionnettiste japonais), plus riche de couleurs orchestrales et aux harmonies davantage dans l’air du temps (ODE 1211-2). © 2014 ConcertoNet.com




Christophe Huss
ClassicsTodayFrance.com, April 2014

Comme Weinberg par rapport à Chostakovitch, le Finlandais Leevi Madetoja (1887–1947) n’est pas qu’un épigone de Sibelius. Quelle belle surprise de voir Ondine remettre sur la carte et en perspective sa superbe et généreuse musique.

Le compositeur finlandais nous était surtout connu par des CD sur étiquette Finlandia parus à la fin des années 1980. Petri Sakari a également gravé une intégrale des 3 Symphonies pour Chandos. Depuis c’est surtout la musique chorale et vocale qui avait eu les honneurs du disque.

Après la 2e Symphonie (1918) et Kullervo (1913), les 1re et 3e Symphonies ne feront que conforter les a priori favorables à l’égard de ce compositeur dont l’univers englobe, outre la figure tutélaire de Sibelius, la connaissance de Tchaikovski et Dvorak et des tournures ou harmonies qui font penser à ce que Nielsen ou Atterberg faisaient dans des pays voisins à la même époque.

La 1re Symphonie (21 minutes) mériterait de voisiner avec la 3e de Sibelius dans le cadre d’un hommage à la musique finlandaise. On y aime la mélancolie tendre du Lento misterioso et les procédés très sibéliens du Finale. La 3e Symphonie, plus subtile dans le travail sur les textures orchestrales, renferme pour certains une touche française. Quant aux 13 minutes de la suite Okon Fuoko (un marionnettiste japonais) elles sont parmi les plus personnelles dans l’œuvre de Madetoja.

C’est un 10/10 car non seulement la réalisation est impeccable, mais en plus Madetoja mérite maintenant de passer à l’histoire autrement que par le disque. Programmateurs (s’il en reste) à vous de jouer… © 2014 ClassicsTodayFrance.com



Christophe Huss
Le Devoir, January 2014

Notre article sur le précédent disque consacré au Finlandais Leevi Madetoja (1887–1947) nous a valu des témoignages de gratitude de la part de mélomanes ayant découvert cet épigone de Sibelius. Les 1reet 3eSymphonies ne feront que conforter les a priori favorables de ceux qui ont tenté auparavant l’expérience avec la 2eSymphonie—il suffit d’écouter l’extrait sonore sur notre site Internet ! La 1reSymphonie (21 minutes) mériterait de voisiner avec la 3ede Sibelius dans le cadre d’un hommage à la musique finlandaise. On y aime la mélancolie tendre du Lento misterioso et les procédés très sibéliens du Finale. La 3eSymphonie, plus subtile dans le travail sur les textures orchestrales, renferme pour certains une touche française. Quant aux 13minutes de la suite Okon Fuoko (un marionnettiste japonais) elles sont parmi les plus personnelles dans l’oeuvre de Madetoja. CD original très recommandable. © 2014 Le Devoir





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