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ConcertoNet.com, October 2013

Hannu Lintu (né en 1967) tient son orchestre dans le creux de la main. L’Orchestre philharmonique de la Radio finlandaise s’engage totalement dans une vision commune de la musique de Ligeti et de la nature subtile de son évolution sur une trentaine d’années, d’Atmosphères (1961), où le relief orchestral, les dynamiques et les timbres se gomment dans un tuilage micropolyphonique serré pour devenir une texture unique s’épaississant ou s’affinant au cours de l’œuvre, à l’extrême relief du Concerto pour violon (1989–1993) qu’annonçaient les différences soudaines d’attaque de dynamique, de rythme et de timbre de San Francisco Polyphony (1974). Le magnifique Lontano (1967), qui vient à égale distance des deux autres pages pour grand orchestre, témoigne des nuances organiques d’une étape intermédiaire. La prestation des Finlandais est une démonstration magistrale de la subtile beauté originale des orchestrations somptueuses de Ligeti qui, sous une allure de statisme instable, maintiennent une tension dramatique intense. Soliste du Concerto, le violoniste viennois Benjamin Schmid (né en 1968), dans un même esprit, varie l’expression, les traits d’archet et la sonorité de son instrument, jouant sur les contrastes d’un son sec qui claque au moelleux sonore de son large vibrato. On n’en oublie pas la belle prestation nuancée de Frank Peter Zimmermann (Teldec) ou celle par moments rhapsodique de Patricia Kopatchinskaja (Naïve), mais le contrôle, le calme lumineux et les instants fantasques de l’interprétation de Schmid portent la preuve de la plasticité d’une partition pourtant rigoureusement guidée par les indications de son auteur. La valeur du programme orchestral n’efface en rien la valeur parallèle de la version des Berliner Philharmoniker dirigés par Jonathan Nott (Teldec), par exemple, mais le soin minutieux du travail porté sur le relief orchestral, sur les sonorités individuelles et sur la nature des attaques, de leur absence totale à leur variation et à leur accentuation, rend un bel hommage à la fascinante esthétique évolutive du compositeur. Bravo (Ondine ODE 1213-2). © 2013 ConcertoNet.com





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