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Album Reviews



 
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ConcertoNet.com, April 2013

Dmitri Hvorotovsky est un homme de scène au jeu théâtral travaillé et à la présence magnétique, mais c’est sa belle voix seule qui porte le récital plus intimiste capté dans la Grande Salle du Conservatoire de Moscou en 2011. La riche acoustique des lieux avantage la noirceur dramatique de son timbre profond, qui sied bien à un programme enténébré, entièrement russe, puisé dans les mélodies encore romantiques de fin de siècle (XIXe). Le baryton sibérien reste un artiste lyrique et crée le climat de chaque mélodie presque comme mis en scène. Ivari Ilya demeure plus en retrait, un parfait soutien à la voix, mais son piano souvent à découvert en prélude, intermezzo ou coda, appuie finement les humeurs et les émois nuancés de ces chants souvent bouleversants. Hvorotovsky communique l’insoutenable tristesse et le profond mal-être du cycle des Six Mélodies de l’Opus 71, que Tchaïkovski composa six mois avant sa disparition, mais le timbre égal et le large vibrato de sa voix apportent peu de nuances au tragique des différents poèmes, à l’exception de «Par cette nuit de lune», momentanément plus lumineuse avant la déchirure finale. Moins intériorisé, plus ouvertement dramatique, fortement traversé de noir, le cycle des Chants et danses de la mort (1875–1877) de Moussorgski convient mieux à son sens du théâtre et sa voix se fait plus souple pour personnifier les quatre faces apocalyptiques de la Mort—calme sinistre, concupiscence sans tendresse, froideur blême, puissance cruelle et sans merci—tout en évoquant l’effroi de la mère et l’euphorie déjantée de l’épouse. La danse est au piano et c’est encore le piano qui dessine les «Stalactites» de l’Opus 26 de Taneïev. Les six mélodies qui ferment cet album proviennent des Romances de l’Opus 17 (1903) et des Poèmes des Opus 26 (1908) et 32 (1911). Séparation, déchirure, menace, nostalgie dominent encore, mais l’âme romantique adoucit la voix de Hvorostovsky qui ne manque cependant, dans «Menuet», ni le style mozartien, ni l’horrible frisson du coup de théâtre final (Ondine ODE 12162). © 2013 ConcertoNet.com




Christophe Rodriguez
Le Journal de Montréal, February 2013

Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de la voix du puissant baryton russe, Dmitri Hvorostovsky. Plus qu’un interprète, il maîtrise aussi les modulations, les effets poétiques et ce sentiment d’apesanteur, essentiel, qui lui permettent de travailler avec un pianiste comme seul accompagnateur. Avec cette nouveauté qui peut aisément servir à tout apprenti chanteur, nous retrouvons Tchaïkovski, Moussorgski et Taneyev. Du grand art et sans effets de style. © 2013 Journal de Montreal





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