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Album Reviews



 
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Christine Labroche
ConcertoNet.com, March 2016

Camilla Hoitenga (née en 1954) a souvent exploré les possibilités techniques et sonores de son instrument en collaboration avec Kaija Saariaho (née en 1952) et son récital de musique de chambre de la compositrice finlandaise, intitulé «Let the wind speak», met en valeur de manière créative les différents types de flûtes, seule, ou avec harpe ou violoncelle, ou avec voix au cœur d’un ensemble. Dolce tormento (2004) fait appel à la flûte piccolo, Laconisme de l’aile (1982) à la flûte classique, le magnifique Couleurs du vent (1998) à la flûte alto et Oi Kuu (1993), d’abord composé pour clarinette (1990), à la flûte basse. La flûte s’associe à la harpe d’Héloïse Dautry pour le sinueux Tocar (2010), à l’origine pour violon et piano, et au violoncelle pour Oi Kuu et pour le fascinant Miroirs(1997), œuvre ouverte à construire à partir de quarante-huit fragments prédéfinis. Camilla Hoitenga et Anssi Karttunen interprètent en premier la construction proposée par la compositrice mais agencent au cours du programme deux variantes possibles, jeu de miroirs et de faux reflets plutôt captivant. Saariaho puise souvent son inspiration dans la poésie, intégrant à l’occasion des phonèmes au souffle ou des citations à la partition: une «canzoniere» de Pétrarque à Dolce tormento, un extrait des Oiseaux de Saint-John Perse à Laconisme de l’aile. C’est un poème d’Ezra Pound qui inspira Sombre, destiné à la Chapelle Rothko. Entre ombre et lumière, le baryton Daniel Belcher et la flûte basse de Hoitenga prennent appui sur la harpe, la percussion et la contrebasse de l’ensemble Da Camera de Houston. Les principaux interprètes sont des familiers de l’écriture exploratrice de Saariaho qui allie le naturel du flux à une esthétique tout autant du son que de la note et leur prestation rend pleinement justice à l’audace harmonique et l’expressivité poétique de ces pièces formellement si finement construites (Ondine ODE 1276-2). © 2016 ConcertoNet.com





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