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Album Reviews



 
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Jean-Marie André
Crescendo (France), June 2016

On reste en famille puisque cet enregistrement contient, à l’exception de la mazurek op. 49, toutes les œuvres pour violon et orchestre écrites par Antonin Dvořák et par Josef Suk, le mari de sa fille Otilie (1878–1905).

Ce n’est pas un hasard si Christian Tezlaff a mis ce pseudo concerto de forme libre qu’est la fantaisie de Suk en première piste de ce CD : son vibrato sert à la perfection la grandeur romantique de l’œuvre. Les Josef Suk forment une dynastie. Josef Suk (1827–1913), le père de celui qui nous concerne ici, était maître de chapelle à Křečovice. Josef Suk (1874–1935), le beau-fils de Dvořák est le père de Josef Suk (1901–1951) et le grand-père de Josef Suk (1929–2011), le violoniste bien connu de la seconde partie du XXème siècle qui, avec Karel Ančerl, nous avait déjà donné dans les années 60 cette fantaisie trop méconnue couplée avec le concerto de son arrière grand-père.

La qualité des concertos de Dvořák a évolué avec son métier du compositeur. Ses deux premières symphonies sont déjà écrites lorsqu’il compose en 1865 son premier concerto pour violoncelle en la majeur qui, de la main du compositeur, n’existe que sous forme de manuscrit avec réduction de l’orchestre au piano. Postérieur de plus de dix ans, son concerto pour piano en sol mineur reste relativement marginal et n’est jamais réellement entré au répertoire des grands concertos. Avant la totale réussite du concerto pour violoncelle en si mineur de 1895, le concerto pour violon en la mineur de 1880 enregistré ici n’a pas non plus la notoriété de celui de Brahms, de Tchaïkovski ou même de Bruch. C’est pourtant un chef d’œuvre d’équilibre. Les trois mouvements sont de durées égales (autour de 10 minutes). Pour reprendre les termes de Guy Erismann, un des biographes de Dvořák, le premier mouvement d’une généreuse expressivité mélodique précède une sorte de prière d’une tendre et noble élévation avant de conclure par un allegro giocoso, un furiant d’un rythme endiablé éclatant de vie. Le CD est complété par la romance op.11, une version retravaillée pour violon et orchestre du mouvement lent du 5ème quatuor en fa mineur op.9.

De toutes ces compositions, Christian Tezlaff offre des versions superbement structurées et engagées dans un parfait dialogue avec l’orchestre en y mettant toute la personnalité et la maturité qu’on lui connaît. Une version à recommander sans réserve. © 2016 Crescendo (France)



Christophe Huss
Le Devoir, May 2016

Christian Tetzlaff est ce violoniste allemand qui revisita le Concerto pour violon de Brahms avec Paavo Järvi un soir d’été à Lanaudière. Même s’il est actif depuis les années 1990, Tetzlaff, qui a troqué en 2002 un Stradivarius contre un instrument d’un luthier contemporain (bravo!), atteint ces dernières années une maturité florissante, ce qui en fait l’un des archets les plus intéressants de la décennie, parvenant à une sorte d’épure, tant dans le jeu que dans le style. Cette probité discrète, mais absolue, Tetzlaff la documente chez Ondine. Ce Concerto de Dvorák, idéalement couplé à la Romance du même compositeur et à la Fantaisie de Suk, est sa troisième réussite majeure dans le grand répertoire concertant, après le 2eConcerto de Mendelssohn et le 1erConcerto de Chostakovitch. C’est de la musique à nu, sans épanchements, mais avec une acuité et une sagesse qui éblouissent. © 2016 Le Devoir



Murielle Fournier et Brigitte Dunwoody
Le BabillART, May 2016

Un programme des plus intéressants, d’œuvres de compositeurs tchèques étroitement liés les uns aux autres Antonin Dvořák et Josef Suk (2016), compose ce disque : Fantaisie en sol mineur pour violon et orchestre, op. no 24 de Josef Suk (1874–1935) avec le violoniste primé ChristianTetzlaff, considéré comme l’un des violonistes internationaux leaders mondiaux pendant de nombreuses années, tout en maintenant un calendrier d’exécution la plus étendue. En outre, en 2015 ICMA lui décerne l’artiste de l’année. Également sur ce disque, d’Antonin Dvořák (1841–1904), Concerto pour violon en la mineur, op. no 53 et Romance en fa mineur pour violon et orchestre, op. no 1, une œuvre agréable écrite quelques années avant le concerto et arrangée pour violon et orchestre par le compositeur. Accompagné par l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki, sous la direction du chef John Storgards. Magnifique performance qui nous pénètre profondément jusqu’au cœur. © 2016 Le BabillART



Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, April 2016

Ce disque est un manifeste. En l’ouvrant avec l’extraordinaire Fantaisie que Josef Suk composa en 1902 pour František Ondříček, Christian Tetzlaff et John Storgårds indiquent que le chef-d’œuvre de leur nouveau disque est bien cette partition incendiaire où le beau-fils de Dvořák aura résumé son génie en une vingtaine de minutes.

La puissance suggestive de cette partition atteint au niveau d’expressivité d’Asraël, ce que Christian Tetzlaff a bien compris : son archet y bataille avec une ardeur sidérante, il me fait oublier la lecture parfaite mais bien moins expressive de Josef Suk, le petit-fils du compositeur, l’un des rares violonistes à l’avoir défendue et enregistrée.

John Storgårds aurait-il trouvé ici son prochain compositeur de prédilection ? Dans la vêture sombre de ses musiciens du Philharmonique d’Helsinki, il sculpte des paysages sévères et somptueux, distille des éclairages rasants, met partout une telle poésie dans la veine populaire, une telle éloquence dans les figures dramatiques. Bravo!

Leur Concerto de Dvořák est de la même eau noire, un poème lyrique mais inquiet, d’une tenue, d’une concentration, d’une intensité auxquelles la Romance ajoute une touche automnale finement suggérée.

Très beau disque. Qui eut cru la Finlande aussi Bohème ? © 2016 ARTAMAG’





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