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Classica, June 2017

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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, April 2017

Une tentation guette les chefs-d’orchestre qui abordent les Sérénades de Brahms : les transformer en symphonie. Du moins la première, André Vandernoot ayant donné l’exemple avec son bouillonnant (et jamais réédité) enregistrement pour EMI. Claudio Abbado et Riccardo Chailly y mettront du moins des paysages, la présence entêtante de la Nature, mais l’ampleur de leurs discours regardait vers le grand œuvre.

Jaime Martin s’en garde bien, tempos fusants, accents légers, rythmes alertes, son orchestre est sur les pointes, mené par les bois et les vents ce qui n’étonne pas venant de ce grand flûtiste. La fraîcheur des couleurs des Suédois met ici une poésie naturaliste que la Première Sérénade appelle, et plus encore les concertati de bois de la Seconde dont le magique Adagio ma non troppo déploie une nuit emplie d’étoiles.

La fusion des timbres, l’élégance rêveuse du geste, les phrasés fruités, l’élan champêtre des rythmes animent un disque aussi inattendu qu’abouti, révélant le vrai visage de ces partitions entre deux mondes, y faisant entendre enfin le poème chambriste qui les anime. Merveille ! Ne passez pas à côté. © 2017 ARTAMAG’



Philippe Adelfang
Musique pour tous, March 2017

Les deux sérénades pour orchestre de Brahms sont comme des laboratoires d’instrumentation et de composition. Ne s’étant pas attaqué à une symphonie à cause de l’esprit de « Beethoven», le jeune Brahms trouva dans ces sérénades un moule plus flexible où pouvoir faire des explorations dans le domaine de l’orchestre. Comme beaucoup d’autres œuvres du compositeur, elles subirent un processus de revision avant d’être finalement publiées. La maitrise de la forme se fait en écrivant. Brahms le savait très bien, mais le défit de composer pour l’orchestre pur, sans autre appui dramatique que son langage, était un tache non mineure pour lui. Il exprima à son ami Joachim le désir de transformer la première sérénade en symphonie, mais finalement il se gardera de le faire comme si une voix intérieur lui disait que pour sa première symphonie une autre composition devait s’imposer.

Si vous ne connaissez pas ces deux œuvres superbement bien écrites, je vous encourage à choisir cette version de l’Orchestre Symphonique de Gävle (Suède), très bien enregistrée, avec un son très chaleureux, qui rend justice à une partition absolument inspirante.

Bravo aussi à son chef Jaime Martin, qui a imprimé à cet enregistrement une dynamique disons décontractée, pour faire ressortir les mélodies formidables que ces deux partitions possèdent.

Pour Brahms, comme pour d’autres créateurs, l’évolution n’est pas nécessairement un changement radical. Mais bien au contraire, c’est une prise de possession des moyens de création de la génération précédente. © 2017 Musique pour tous





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