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Album Reviews



 
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Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, September 2018

Jeune homme, Christian Tetzlaff enregistra parmi ses premiers disques pour Virgin un amer Second Concerto de Bartók sous la direction glaciale de Michael Gielen, disque manifeste où paraissait également une Sonate pour violon seul qui aura fait florès.

Quel plaisir de le voir revenir à ce concerto qu’il joua entre temps si souvent au concert. Sa sonorité s’est étoffée, son registre médian met dans les mystères divagants de l’Allegro ma non troppo des teintes mordorées, quelque chose d’automnal dans la rêverie, et de plus agreste dans les épisodes dansés. Ce n’est plus du tout le concerto moderniste qu’il voulait faire entendre, y rappelant Rostal ou Gertler, mais bien un vaste chant nocturne qui atteint dans l’Andante tranquillo un ton de quasi musique du silence décidément troublante.

Le Finale, avec la coda originale qui vrombit, est une splendeur car par-delà les éclats et les traits d’archet fusants, son violon danse dans les appuis plein de caractère des Finlandais. Impossible de ne pas entendre à quel point de fusion Hannu Lintu, décidément chez lui chez Bartók, est ici parvenu avec son soliste, d’autant que la prise de son est magnifique à la fois de précision et d’ampleur, faisant entendre l’immense symphonie de timbres dont Bartók enveloppa son grand concerto-nocturne.

L’archet est tout aussi sonore, tout aussi plein et déclamatoire dans le Premier Concerto où l’image de Steffi Geyer voudrait qu’on l’entende plus svelte, plus fragile, comme l’aura si bien deviné et rendu Vilde Frang tout récemment, mais ce sostenuto n’oublie pas l’élégie et foudroie dans le giocosodécidément très hongrois, rappelant que les cultures des deux pays, à commencer par leur rapport à la veine populaire et pas seulement par leur capital linguistique commun, sont proches d’abord par la musique. © 2018 ARTAMAG’




Christophe Huss
Le Devoir, August 2018

Christian Tetzlaff et Frank Peter Zimmermann : les deux rocs du violon sont Allemands. À l’acmé de son art et de sa carrière, Tetzlaff enchaîne les réussites. Chose singulière, Tetzlaff comptait déjà parmi les plus pertinents interprètes du 2e Concerto de Bartók au disque, à travers son enregistrement Virgin réalisé avec Michael Gielen. Mais il en va de son Bartók comme de ses sonates et partitas de Bach (récent enregistrement Ondine par rapport aux précédents, parus chez Virgin et Haenssler). La nouvelle version est « une coche au-dessus » de l’ancienne : application et talent y deviennent suprême maîtrise et inspiration. Tetzlaff domine tellement le sujet qu’il ajoute à une justesse absolue une maîtrise structurelle et une liberté poétique telles qu’il faille remonter à Gitlis-Horenstein pour côtoyer pareil état de grâce. Le couplage optimal avec le 1er Concerto, oeuvre fort délicate, achève de faire de cette parution un CD de référence. Cet enregistrement surpasse nettement la version Capuçon-Roth parue chez Erato au même moment. © 2018 Le Devoir





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