Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, October 2017

KREISLER, F.: Preghiera (after Rachmaninov’s Piano Concerto No. 2) / RACHMANINOV, S.: Trio élégiaque Nos. 1 and 2 (Kremer, Dirvanauskaite, Trifonov) 00028947969808
RACHMANINOV, S.: Trio élégiaque Nos. 1 and 2 (La Salle, Niziol, C. Herrmann) PHR0107

Les deux Trios élégiaques de Rachmaninov connaissent une fortune certaine au disque depuis quelques temps, Gidon Kremer les enregistre pour la première fois, archet ample et amer, qui emporte tout, la prière comme la fureur.

Rien que pour lui, cet enregistrement restera probablement impérissable d’autant qu’il révèle le violoncelle clair, aux étranges couleurs d’alto, de Giedré Dirvanauskaité. Mais, car il y a un mais, une sorte de désaccord se fait entendre entre les cordes et le piano si individuel de Daniil Trifonov, qui entend mener la danse. À mes oreilles, il est ici admirable contrairement à son dernier album Liszt, c’est-à-dire fin musicien, évidemment virtuose consommé, mais il possède sa vision propre du grand Deuxième Trio qui n’est pas absolument celle de Gidon Kremer : c’est flagrant dans les variations où il ferait presque cavalier seul, cela reste admirable, pourtant pas autant que pour la Preghiera, cet arrangement magique de l’Adagio du Deuxième Concerto signé Fritz Kreisler, ou dans le bref Premier Trio, comme si les enjeux étant moindres, l’accord se faisait mieux.

Rien de tel dans la bien plus discrète version publiée par le Philharmonia Zürich, qui assemble autour du violon de Bartłomiej Nizioł le violoncelle de Claudius Herrmann et le piano de Lise de la Salle. Ce que les phrasés de Kremer avaient de volontaire, presque de forcé, Nizioł le refuse, qui chante avec un naturel désarmant, des tendresses, et un imaginaire sonore ouvert aux moindres inflexions notées par Rachmaninov.

Le jeu si intériorisé de Lise de la Salle se fond dans cette ligne admirable, dans ce douloureux legato, comme en témoigne le violoncelle de Claudius Herrmann qui semble psalmodier. Et soudain, l’hommage à Tchaïkovski résonne, stèle dressée vers le ciel, et non plus tombeau béant, une prière en espoir de rédemption. La grande version n’est pas celle que je pensais. © 2017 ARTAMAG’



Philippe Adelfang
Musique pour tous, December 2016

La collaboration entre Lise de la Salle et l’Orchestre Philharmonique de Zürich nous a donné un coffret de trois CD PHR0104 en 2015 avec les concertos pour piano de Rachmaninov et la la Rapsodie sur un thème de Paganini qu’on a beaucoup apprécié à l’époque. Voici que la pianiste française a enregistré avec le violoniste solo, Bartlomiej Niziol ainsi que le violoncelle solo Claudius Herrmann de ce même orchestre les trios Élégiaques du même compositeur. Le résultat est tout-à fait magnifique! La communion entre les artistes est profonde et incroyable. Non seulement dans le très connu trio n°1 en sol mineur, mais j’encourage l’écoute aussi du trio n°2 en ré mineur, plus développé, avec des proportions tout à fait symphoniques, simplement vous dire que la durée est de presque 50 minutes à lui seul. Version de référence pour ce chroniqueur. © 2016 Musique pour tous





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group