Classical Music Home

Welcome to Naxos Records

Email Password  
Not a subscriber yet?  
Keyword Search
 in   
 Classical Music Home > Naxos Album Reviews

Album Reviews



 
See latest reviews of other albums...

Simon Corley
ConcertoNet.com, April 2017

En octobre 1958, Karel Ančerl, au faîte de sa gloire à la tête de la Philharmonie tchèque, se rend au Musikverein de Vienne pour graver la Neuvième chez l’éditeur Fontana, avec non pas l’Orchestre philharmonique mais le Symphonique (qu’il dirigea en vingt-trois occasions durant sa carrière), du temps où Karajan en était presque de facto le chef principal. L’élan et le charme, le naturel et l’autorité pourraient concurrencer le célèbre enregistrement de Prague, légèrement postérieur, moins cursif mais évidemment tout aussi idiomatique (décembre 1961, Supraphon). Mais la réverbération gâche le plaisir et le son, cotonneux dans les tutti, se révèle étonnamment médiocre pour l’époque, ne flattant guère un orchestre qui paraît ici assez moyen en même temps que passablement exotique. En complément, La Moldau n’apporte rien de plus à ce qu’on connaissait déjà d’Ancerl dans cette œuvre, d’autant que cette version a déjà été publiée il y a quinze ans dans l’édition «Great Conductors of the 20th Century»: il aurait donc été plus intéressant de rééditer les Danses slaves de l’Opus 46 enregistrées le mois suivant. © 2017 ConcertoNet.com



Jean-Charles Hoffelé
ARTAMAG’, November 2015

Février 1958 : Karel Ančerl enregistre pour Fontana, le label économique de Philips, l’imparable couplage de la 9e Symphonie d’Antonín Dvořák et de La Moldau de Bedřich Smetana, répondant à l’album de Ferenc Fricsay qui avait connu un beau succès.

Quel orchestre ? Les Wiener Philharmoniker ? Non, les Wiener Symphoniker avait lequel il entretint des liens d’amitié—pas moins de vingt-trois concerts des années cinquante à 1971.

L’orchestre publie aujourd’hui sous son propre label ce disque impérissable, où Ančerl plus inspiré qu’en son enregistrement « officiel » avec la Philharmonie Tchèque en 1961, sculpte le son des Viennois, déployant dans tous les pupitres cet art de l’attaque qui signait son style.

Le ton si particulier des bois et des cuivres viennois lui donne le sentiment d’être chez lui—il n’y avait pas alors de différences fondamentales entre les instruments que jouaient les souffleurs autrichiens ou tchèques—mais les cordes apportent leur jeu nerveux et fluide à la fois, et Ančerl les modèle avec autant d’énergie dans les mouvements vifs que de subtilités dans le Largo—l’instant où le quatuor paraît est ici magique.

Ailleurs, les accents, les phrasés sans sentimentalité, la variété des couleurs et la diversité des plans sonores malgré la captation monophonique qui restitue l’acoustique naturelle du Musikverein, font simplement de cette Nouveau Monde l’un des enregistrements les plus aboutis qu’ait pu connaître la partition.

Fusante, conquérante, La Moldau n’est pas en reste. Et maintenant que nous est rendue cette gravure historique, les Wiener Symphoniker consentiront-ils à ouvrir la malle aux trésors des 23 concerts ? De quoi éditer un abondant coffret… © 2015 ARTAMAG’





Naxos Records, a member of the Naxos Music Group