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Album Reviews



 
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Christophe Huss
Le Devoir, May 2014

Le périple de la première grande intégrale Chostakovitch d’un chef né après la disparition du compositeur se poursuit en atteignant des sommets toujours plus élevés. Il est frappant de voir, au fil du temps, à quel point Petrenko a réussi à transmettre à ses musiciens les tensions et des distorsions de cette musique. Le Philharmonique de Liverpool n’est plus un orchestre anglais restant sur sa réserve : il se jette dans cette musique comme si la vie des musiciens en dépendait. C’est d’autant plus flagrant dans cette 14e Symphonie aux effectifs (cordes et percussion) réduits. Éloquence et clarté dominent, dans la compréhension des textes chantés, dans la nudité sans fard des interventions orchestrales. Cette 14e Symphonie est exposée par Petrenko comme une collection de photos de guerre en noir et blanc, un choix intransigeant qui en renforce l’impact. © 2014 Le Devoir




Pierre-Jean Tribot
ResMusica.com, April 2014

Avant-dernier opus symphonique de Dimitri Chostakovitch, la Symphonie n°14 reste une œuvre à part dans l’univers du compositeur : radicale par son instrumentarium orchestral (cordes et percussion) et vocal, à l’opposé de la puissance orchestrale associée à Chostakovitch,  elle s’impose comme un requiem énigmatique d’un compositeur déjà très atteint par la maladie. En dépit d’un effectif orchestral plutôt limité, elle ne s’est jamais imposée au répertoire restant plutôt à la marge de la mode Chostakovitch actuelle, centrée sur les symphonies instrumentales composées pendant la Grande guerre patriotique.  Du côté discographique, elle est fort peu fréquentée en dehors des intégrales, à l’inverse d’autres symphonies naturellement plus tape-à-l’œil pour les chefs et les orchestres

Avec cette Symphonie n°14, Vasily Petrenko et son orchestre de Liverpool sont en passe de boucler leur intégrale Chostakovitch (il ne manque plus que la Symphonie n°13) qui s’affirme déjà sans peine comme l’un des incontournables de la discographie du XXIe siècle.

Petrenko frappe juste, ne cherchant pas à sur-jouer le dramatisme naturel de cette pièce. Son interprétation, s’appuie sur deux chanteurs exceptionnels de compréhension des textes et de dramaturgie : la soprano Gal James et le baryton Alexander Vinogradov. Son accompagnement est au service de la langue et de la teinte sombre des poèmes choisis. Les sections de cordes de l’Orchestre philharmonique royal  de Liverpool sonnent avec la noirceur requise subjuguées par la force intrinsèque de cette œuvre.

Moins gorgée d’histoire que la lecture fondatrice du créateur Rudolf Barshaï (Melodyia), cette interprétation s’impose comme l’une des grandes références d’une discographie qui en compte peu si ce n’est Kondrashin (Melodyia) ou Kitaenko (Capriccio). Beaucoup de chefs, et non des moindres, n’ont pas su restituer l’âme désabusée et fantomatique de cette partition crépusculaire. © 2014 ResMusica.com




Patrick Szersnovicz
Diapason
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